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Ventouse

Voir aussi : Rosace

Dans son acception la plus ancienne, la ventouse est un orifice de ventilation servant à aspirer l’air. Dans l’évolution des cheminées au 18<ème> et 19<ème> siècle, ce terme sera surtout utilisé pour désigner l’arrivée d’air frais en provenance de l’extérieur. A partir des environs de 1900 elle désignera aussi un conduit dans lequel circule l’air du chauffage, avant et après son réchauffage. Elle désigne maintenant un type de conduit utilisé pour la plus grande part sur les appareils de chauffage au gaz, comportant à la fois une entrée d’air extérieur servant à la combustion et une sortie des gaz brûlés. Les premiers convecteurs à gaz à ventouse furent produits en France par Anémostat vers 1950.

Ventouses: Les ouvertures qui sont dans les fourneaux à vent et par où entre l'air qui sert en de soufflets, et qu’on ferme avec des registres ou coulisses, selon les degrés du feu qu'on veut donner, comme on en voit aux fourneaux des Verriers et des essayeurs, etc.  – 1690 Dictionnaire universel, Furetières

Ventouse, le fermoir n'est d'usage que pendant la nuit.  – 1744 Chauffoir de Franklin

Ventouses: c’est le nom qu’on donne à une espèce de soupirail pratiqué sous la tablette ou aux deux angles de l’âtre d’une cheminée, pour chasser la fumée. Ce soupirail est un trou fait en trapèze, pratiqué au milieu de l’âtre, qu’on ferme avec une porte de tôle, qui s’ouvre en-dehors au moyen de deux espèces de gonds dans lesquels elle tourne. L’air de dehors vient de cette trappe, comme il entre dans ces cellules, et forme en sortant un soufflet qui donne sur les charbons, et qui les allume quelque peu embrasés qu’ils soient. Ce soupirail doit donc allumer aisément e promptement le feu, et empêcher par-là la fumée. C’est aussi-là tout son usage. Ce soupirail appelé soufflet, parce qu’il en fait l’office, est de l’invention de M. Perrault.  – encyclopédie Diderot 1ere édition, Vol.17, vers 1765

Une ventouse munie d'un petit volet retenu entre deux coulisses: on pouvait l'ouvrir et le fermer au degré qu'on désirait, pour laisser entrer l’air dans la pièce.  – 1783 Méthodes et procédés de M. De Réaumur

Après quoi on fait construire une ventouse qui amène de l'air, de la rue ou de la cour, dans un tuyau de tôle.  – 1785 Méthode de se procurer une chaleur douce

Sur la circulation de la chaleur, les ventouses d'air chaud.  – 1801 Guyton de Morveau

On l'alimente à l'aide de ventouses, et elle peut être placée dans toutes les cheminées déjà établies.  – 1816 Bruynes

Une ventouse n'est que le rétrécissement du tuyau par une cloison mince.  – 1817 Guyton de Morveau

Ventouses. Ouvertures par lesquelles on introduit de l’air dans une chambre ou dans sa cheminée.  – 1824 Le Petit fumiste

On emploie aussi des tuyaux placés dans l’intérieur même de la cheminée, et qui vont puiser l’air froid à l’endroit où la cheminée traverse le toit. Ces tuyaux portent le nom de ventouses. Ordinairement les ventouses viennent s’ouvrir à la partie supérieure de l’encadrement du foyer. Elles ont l’inconvénient de produire un froid très-vif sur les pieds des personnes qui environnent la cheminée; de ne pas renouveler l’air de la pièce, parce que l’air frais est appelé de suite dans le foyer; et rarement elles suffisent à la ventilation, car les tuyaux des ventouses, le plus souvent, n’ont pas la dixième partie de la section de la cheminée. Franklin avait imaginé de prendre l’air à l’extérieur, et de le faire arriver par un tuyau placé sous le parquet, en avant du foyer. Cette disposition a encore l’inconvénient de refroidir beaucoup le parquet, ce qui est très-incommode dans les appartements dont le sol n’est pas couvert d’un tapis, et d’ailleurs elle ne renouvelle pas l’air de la pièce.  – 1843 Péclet, Traité de la chaleur

Ventouse, au moyen du canal.  – 1869 Art du chauffage, Figuier

Dans les cheminées qui comportent des moyens de chauffage de l’air, pris à l’extérieur par des ventouses et admis à l’intérieur par des bouches, on peut arriver à introduire ainsi autant d’air qu’il en est besoin et à l’évacuer sans introduction d’air froid par d’autres ouvertures.  – 1867, études sur l’exposition, Gazette des architectes et du bâtiment

Ne sont pas pourvues de ventouses suffisantes.  – 1873 Joly

Grilles Ventouses Rondes.  – 1895 Simon Perret

Grilles-ventouses.  – 1895 Vadonville

Il est muni de ventouses formant bouches de chaleur, permettant de chauffer la pièce.  – 1904 Danto-Rogeat

Ventouses latérales et venant circuler le long du rétréci pour sortir par des bouches de chaleur ménagées sous la tablette.  – 1912 Gerard Becuwe

Utilisons la ventouse, prise d'air qui existe dans toutes les cheminées bien construites.  – 1932 Chaboche

Ouvrir complètement la ventouse ou clapet à vis dont est munie la porte.  – 1935 Saint Nicolas

L'ouverture de la ventouse de réglage, située sur le cendrier.  – 1935 Arthur Martin

Ventouse de réglage du tirage.  – 1949 Caloric

Feu continu, fonte émail brun, feu visible, réglage par ventouse.  – 1956 BHV

Appareils dits « à ventouse » qui permettent d'éliminer, dans de nombreux cas, le conduit d'évacuation des gaz brûlés.  – 1956 Accumulateur à eau chaude

Les isothermeurs à ventouse ne peuvent fonctionner correctement que si l'action du vent s'exerce avec la même intensité sur les deux orifices de la ventouse.  – 1963 Anémostat

Evacuation à cheminée ou ventouse.  – 1966 Briffault

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Grilles de ventouses rondes, avec ou sans pattes (1890 Manceau et Berdin)

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Ventouse d’appareil de chauffage à gaz (1963 Anémostat)