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Soupiraux de cheminées

Voir aussi : Mitre , Tourne-vent

Aussi : Cheminées de Cardan

Les conduits de cheminées, dont les dimensions intérieures pour les appartements (3 pieds de large, soit environ 1 mètre par 10 pouces de profondeur soit environ 25 cms) et dont la largeur pouvait aller jusqu’à 1.5m pour les cuisines des grandes maisons avaient été fixées par les ordonnances de 1712 et de 1723, étaient pour la plupart inadaptées et enfumaient les logements à la moindre occasion. Une des raisons de ces dimensions était qu’elles permettaient le passage des enfants chargés du ramonage.

Des solution diverses furent donc proposées pour les faire mieux tirer, quelle que soient les conditions de pluie, de vent, de température ou d’humidité. Pour la protection contre la pluie et les rayons du soleil, furent construits des soupiraux sur la tête du conduit. Ce n’est qu’au milieu du 19eme siècle que les conduits furent réduits et que des mitres, tourne au vent et autres chapeaux apparurent.

Cardan propose les soupiraux, qui sont des tuyaux par où entre l'air de dehors dans la cheminée, afin de repousser la fumée en haut, il donne il donne même le moyen de les placer proprement; mais ces soupiraux n’ont point l’effet qu’on en attend, car ils soufflent seulement dans la cheminée, et il faudrait que l’air ou le vent qui entre, poussât la fumée dès le devant de l’ouverture de la cheminée pour l’empêcher d’entrer dans la chambre.  – 1714 la Mechanique du feu

Cheminée de Cardan. La couverture de cette cheminée a dans son sommet une petite ouverture, et il fort de chaque côté du tuyau deux cornets, dont l’un tend en haut, et l’autre en bas.  – 1765 Dictionnaire de l’agriculteur

Cardan imagina pour empêcher la fumée, de pratiquer dans les tuyaux des cheminées des ouvertures longues et perpendiculaires, qu'on appelle des soupiraux.  – 1780 Encyclopédie méthodique, Arts et métier mécaniques, Fumiste

M. V. Berne, architecte, a imaginé un système dit trisiphon; dans les conditions ordinaires, la fumée s’échappe à la partie supérieure de l’appareil, mais dans le cas d’un vent plongeant, elle s’échappe par trois tuyaux inclinés, le vent glisse sur ces derniers en produisant appel aux orifices. Ces orifices étant étroits s’opposent d’autre part à l’admission du vent pendant les remous qui se produisent dans l’atmosphère.  – 1867 études sur l’exposition, gazette des architectes et du chauffage

Tuyaux renversés qui se retrouvent dans l'œuvre de Cardan et qu'on a fait breveter récemment sous divers noms.  – 1873 Joly traité du chauffage

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Cheminées de Cardan (1873 Joly, traité du chauffage)

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Trisiphon de V. Berne (1867 études sur l’exposition, gazette des architectes et du chauffage)