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Régulateur du feu

Ce terme fut inventé par Jean Simon Bonnemain en 1782, pour décrire l’appareil qu’il avait inventé pour réguler automatiquement la température du premier calorifère à eau chaude à thermosiphon, puis d’un alambic.

Il fut aussi utilisé par Stanislas Sorel en 1833 et 1835 pour un appareil permettant un chauffage constant d’un liquide en ébullition. Si l’invention de Bonnemain pour une chaudière de couvoir, fut le premier thermostat à canne bimétallique, qui est encore universellement utilisé dans les chauffe-eaux domestiques à accumulation, l’invention de Sorel fut à l’origine des régulateurs de combustion des chaudières de chauffage central à vapeur.

Le mot régulateur dérivant du verbe « regulare », qui signifie régler, joint au mot feu, annonce très précisément l'art de développer, d'augmenter et de conserver la chaleur autant qu'on le désire ou qu'on en a besoin. Cet art est fondé sur la physique, mais la machine qui exécute cette belle idée, tient à des connaissances en mécanique; le mot régulateur présente donc deux idées très distinctes, et l'art de gouverner le feu par le moyen du citoyen Bonnemain, tient donc à la physique et à la mécanique.
C'est d'après la dilatation des métaux par la chaleur, annoncée par Boerhaave et démontrée dans les Cours de Physique, surtout dans ceux de Nolet, que le citoyen Bonnemain a imaginé son régulateur, lequel agit toujours seul, et met en mouvement une machine qui donne ou supprime de l'air selon le degré d'incandescence, et suivant la quantité de calorique à développer.  – 1782 Présentation du régulateur du feu Bonnemain

Régulateur du feu Sorel: coupe verticale d’un appareil de Sorel, très simple, dans lequel il est plus facile de voir le mode d’action du régulateur. Cet appareil se compose, d’un vase enveloppant A, formé de deux vases concentriques dont l’intervalle est rempli de charbon pilé, d’un vase B à doubles parois, garni extérieurement de petits appendices, qui s’appuient sur la partie supérieure de l’enveloppe A; il est fermé par un autre vase C garni d’un couvercle. L’espace D est plein d’eau et communique avec un vase d’expansion E. Le flotteur F, par l’intermédiaire d’une chaîne, ferme le registre G de l’orifice d’accès de l’air dans le foyer, quand les liquides des vases B et D sont en ébullition. (1848, Traité de la chaleur, Péclet)
 – voir aussi la reproduction à l’identique du régulateur du feu réalisée par Ultimheat dans les reproductions du Musée

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Régulateur du feu de Jean Simon Bonnemain (1832)

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Régulateur du feu Sorel (1848, Traité de la chaleur, Péclet)