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Puits artésien (Chauffage par les)

Ancêtre de ce qui est actuellement appelé la géothermie, ce type de chauffage resta localisé dans quelques sites particuliers car il demande des forages profonds ou des conditions géothermales particulières

Indépendamment des bains auxquels on emploie les eaux thermales, on se sert encore de ces eaux, dans plusieurs localités, pour le foulage des draps, le blanchissage du linge, le pétrissage du pain, la préparation des aliments et le chauffage des habitations. Dans le Cantal, par exemple, le bourg de Chaudes-Aigues est presque entièrement chauffé de cette manière. Des conduits de bois ou de poterie prennent l’eau chaude à la source et la répartissent entre les habitants. Elle passe sous le carrelage des chambres, qui s’échauffent lentement, mais qui, par contre, conservent fort longtemps la chaleur.
La connaissance du fait qui précède a donné l’idée d’employer les eaux des puits artésiens comme source de chaleur. On les utilise surtout pour le chauffage des serres, des bains et des lessives, plus rarement pour celui des appartements. On en tire également parti, pendant les hivers rigoureux, pour faire marcher les roues hydrauliques: elles servent alors à fondre les glaçons qui empêcheraient le mouvement de ces machines.
On a calculé que la quantité de chaleur produite chaque jour par les eaux de Chaudes-Aigues équivaut à celle que fourniraient 5, 000 kilogrammes de charbon de bois. 6.000 kilogrammes de houille d’Auvergne ou 12, 000 kilogrammes de bois ordinaire.
Ces eaux sont d’autant plus chaudes qu’elles viennent de lieux plus bas. Leur température augmente généralement d’un degré centigrade par 25 ou 30 mètres de profondeur. Il n’a fallu percer que 547 mètres au milieu de la plaine de Paris, à l’abattoir de Grenelle, pour avoir un puits artésien dont l’eau est à la température de 28 degrés centigrades au-dessus de zéro. Le puits de Passy donne un résultat analogue. À Rochefort, un puits creusé jusqu’à 815 mètres a donné, pendant quelques jours, de l’eau à 42 degrés.  – 1873 Histoire de l’industrie, Maigne