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Poêle à friture

Voir : Friture

Voir aussi : Radiateur à gaz , Bûche à gaz , Cheminée à gaz

En 1798 Philippe Lebon déclarait « La flamme du gaz ira cuire vos mets qui, ainsi que vos cuisiniers, ne seront point exposés aux vapeurs du charbon; elle réchauffera ces mêmes mets sur vos tables, séchera votre linge, chauffera vos bains, vos lessives, votre four, avec tous les avantages économiques que vous pouvez désirer. Point de vapeurs humides ou noires, point de cendres, de braises qui salissent et s’opposent à la communication de la chaleur, point de perte inutile de calorique. »

Cependant, le chemin à parcourir avant que les premiers poêles à gaz apparaissent en France dura plus de 50 ans; En effet, plusieurs conditions devaient être réunies:

Premièrement l’existence de compagnies productrices de gaz: La première, la Compagnie Royale fut créée en 1819, Rue de la Tour d’Auvergne, puis d’autres arrivèrent ensuite se partageant divers quartiers de Paris, mais ce ne fut qu’en 1855 que fut créée la Compagnie parisienne du Gaz, par fusion des 6 sociétés existantes à Paris, qui eut le monopole de la production et de la distribution.

La deuxième condition était que le réseau de distribution du gaz soit suffisamment dense pour que les immeubles soient raccordés: il ne se développa qu’avec le réseau d’éclairage au gaz, qui commença à croître qu’en 1837 avec l’éclairage des Boulevards. Mais rapidement les relations avec la ville de Paris et les concessionnaires concernant les droits de placement de nouvelles canalisation et les redevances à payer ralentirent le développement du réseau gazier.

La troisième condition était que le tarif du gaz le rende suffisamment compétitif avec les autres moyens de chauffage: Ce fut acquis par la signature d’un contrat en Décembre 1846 entre la ville de Paris et les sociétés concessionnaires, et en 1847, le prix baissa de 30% en 1847(0.47fr) et continua à décroitre pour atteindre 0.40fr en 1856.

La dernière condition était d’autoriser l’utilisation du gaz pour toutes les applications privées; Ce point fut accordé par le décret du 9 février 1867.

Il resta à l’industrie du chauffage débutante à s’accommoder d’un gaz qui avait été développé pour l’éclairage, c’est-à-dire avec une composition favorisant une flamme éclairante (flamme blanche) au détriment d’une flamme chaude (Flamme bleue). De ce fait les différents appareils de chauffage et de cuisson au gaz précisèrent longtemps « Flamme Blanche » ou « Flamme Bleue » dans leurs catalogues.

Comme calorique, on peut avec avantage échauffer les appartements en introduisant le gaz dans les poêles. En Angleterre, on voit beaucoup d’églises et établissements publics chauffés de cette manière.  – Traité sur le Gaz, Merle 1837

Ce n’est pourtant qu’à partir de 1845 que l’on vit apparaître en France les premiers appareils de chauffage au gaz Les constructeurs, soucieux de ne pas heurter les habitudes du public, cherchèrent à imiter les feux de bois en créant les foyers à bûches. Celles-ci, établies en matière réfractaire ou en fonte, étaient recouvertes d’amiante qui, portée à l’incandescence, prétendait donner l’illusion de brindilles de bois enflammées. Dans le même ordre d’idées, on construisit des foyers et des poêles à boules dont l’aspect rappelait les feux à charbon. Tous ces appareils étaient munis de dispositifs d’évacuation des produits de la combustion et se plaçaient dans les cheminées; néanmoins, pendant les premières minutes de fonctionnement, ils répandaient une odeur désagréable due à l’écrasement des flammes blanches sur la masse froide des bûches ou des houles Pour stimuler l’activité des constructeurs d’appareils, la Compagnie Parisienne du Gaz, qui venait de se constituer, organisa en 1858, au n° 2 de la Place du Palais-Royal, une exposition permanente d’appareils de cuisine et de chauffage domestique par le gaz En 1875, on considérait que le modèle le plus perfectionné était le radiateur de Jacquet, à rampe de flammes blanches et réflecteur en cuivre poli. L’année 1878 marqua le début d’une période d’activité dans la construction des appareils d’utilisation du gaz, et onze ans plus tard, à l’Exposition Universelle de 1889, figuraient en grand nombre de nouveaux modèles de radiateurs à gaz. Ces appareils, dont les plus remarqués provenaient de maisons anglaises, étaient pour la plupart munis de brûleurs à flammes bleues qui portaient à l’incandescence des surfaces métalliques ou réfractaires (barreaux ou lames de fer, bouquets d’amiante, boules creuses en terre, etc)  – 1924 Centenaire de l’industrie du Gaz

Chaque jour, au surplus, s'expérimentent, à l'hôtel du Louvre et devant un public nombreux, une grande quantité d'appareils différents, dont nos figures représentent les plus utiles et les plus intéressants, choisis dans les catégories d'appareils de chauffage domestique ou industriel, et d'appareils culinaires.  – 1857 Illustration, chauffage au gaz

Economie de combustible fondée sur l’application à tous les foyers du chauffage au gaz économique, par combustion complète et sous volume constant.  – 1872 Charpentier, chauffage au gaz

Les poêles les plus simples sont formés d’un récipient cylindrique en tôle, dans lequel brûle, à la partie inférieure, une couronne de becs de gaz. Les produits de la combustion s’échappent par un tuyau latéral, aboutissant à une cheminée, après avoir cédé aux parois du récipient une faible quantité de chaleur. Un tuyau de caoutchouc amène le gaz à la couronne. Une porte peut s’ouvrir pour laisser voir le feu et permettre d’en recevoir le rayonnement. L’enveloppe peut se faire aussi en verre. On fait aussi des poêles avec réflecteur, qui ne diffèrent des cheminées que par la forme de l’enveloppe extérieure.  – 1893 Le chauffage, Lefèvre

Les nouveaux appareils à gaz, perfectionnés par la nouvelle application de l'amiante, dont nous faisons mention en tête de notre catalogue et que nous avons l'honneur de présenter au public, donnent comparativement aux autres appareils du même genre existant à ce jour, une économie de 50% réalisée seulement sur la consommation du gaz.  – 1899 Genot et Chalot

Poêle à gaz, forme rectangulaire.  – 1903 La Ménagère

Les résultats obtenus sont excellents au point de vue du rendement calorifiques; mais, étant donné le prix très élevé du gaz, il n'est pas économique, pour une installation permanente, d'employer les poêles à gaz comme appareils de chauffage
Les poêles à gaz les plus simples consistent simplement en une ou plusieurs couronnes percées de trous par lesquels s'échappe le gaz qui brûle blanc. Ces couronnes sont enveloppées par un cylindre en tôle fermé à sa partie supérieure par un couvercle à jour et portant à l'intérieur des chicanes pour brasser les produits de la combustion. Les gaz chauds échauffent les tôles et le poêle chauffe par rayonnement. Certains de ces poêles ne portent pas de buse pour y adapter un tuyau destiné à permettre d’évacuer à l’extérieur les gaz brûlés Il est donc indispensable, malgré tous les perfectionnements que l'on possède, d’avoir un échappement à l’extérieur
La Compagnie parisienne du Gaz construit un système de poêle rayonnant Les becs sont remplacés par une couronne réfractaire percée de trous munis d’amiante. Le gaz s’échappe par ces trous, brûle, et les produits de la combustion se refroidissent dans la partie haute avant de regagner le conduit de fumée
On a construit aussi de véritables poêles-calorifères au gaz. Ces appareils ne présentent aucun intérêt, car, à nombre égal de calories dégagées, leur entretien coûte beaucoup trop cher.  – 1905 Traité de fumisterie, Maubras

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Les usines et canalisations de gaz à Paris en 1836 (1924 Centenaire de l’industrie du Gaz)

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Chauffage au gaz Marini (1857 l’Illustration, chauffage au gaz)

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Calorifère à gaz belge Vanderkelen de 1876 (1893 Le chauffage, Lefèvre)

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Poêle à gaz Bengel (1893 Le chauffage, Lefèvre)

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Poêles à gaz (1899 Genot et Chalot)

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Poêle rayonnant de la Compagnie parisienne du Gaz (1905 Traité de fumisterie, Maubras)