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Poêle à anthracite

Voir aussi : Anthracite

Aussi : Fourneau à anthracite

L’anthracite ayant longtemps eu en France la réputation d’être incombustible, les premiers constructeurs de poêles et de foyer à anthracite furent semble-t-il originaires de Pennsylvanie, ou le « stone coal » (l’anthracite) était abondant. Vers 1825, le docteur Eliphalet Nott y breveta le premier poêle à anthracite. En France, les premiers brevets de procédés utilisant ce minerai comme combustible ne datent que de 1834. Il fallut attendre 1838 pour qu’un serrurier de Grenoble, Joseph Ding, invente des poêles et fourneaux de cuisine à grille mobile permettant de brûler de l’anthracite. Ce n’est cependant que durant le dernier quart du 19<ème> siècle, avec l’arrivée des poêles « Phare » américains à combustion continue, que l’anthracite commença à être utilisé pour le chauffage en France en général dans des poêles permettant de brûler différents combustible.

Parmi les poêles où l’on brûle l’anthracite, et qu’on trouve aujourd’hui [en Pennsylvanie, USA, en 1832] dans tous les bureaux et les magasins, ou dans les appartements d’habitation des familles moins aisées, on en distingue trois fonctionnant avec un plein succès. Le plus ancien est celui du docteur Nott. Plus récemment ont paru celui de M. Spoor, qui est plus simple, moins sujet à se déranger, moins dispendieux d’entretien, et celui, de M. Olney, qui est plus simple encore, qui convient à de petits appartements, et où l’on peut consommer de l’anthracite plus menu, mais qui cependant n’est pas tout à fait aussi commode que celui de M. Spoor. – 1848 Traité de la Chaleur, Péclet

L'anthracite. Il est peu abondant en France et son emploi ne date aux États-Unis que de soixante ans environ, quand la guerre de 1812 priva les manufacturiers des charbons anglais. A partir de 1820, les mines de Pennsylvanie furent mises en exploitation réglée pour les usages industriels, puis après pour les usages domestiques. C'est un charbon presque pur, contenant 93 pour 100 de carbone, renfermant très-peu de soufre, brûlant sans flamme et sans fumée et difficile à allumer Aux États-Unis, où, dans le nord, les froids sont très-rigoureux et où la maison particulière est construite avec une grande recherche de confort, chaque famille vit généralement seule. On a de doubles portes d'entrée, un calorifère en sous-sol, et, dans les appartements, à l'est des monts Alleghany, on se chauffe au moyen des foyers anglais à grille, où l'on brûle de l'anthracite, charbon dur, donnant peu de fumée, ayant un pouvoir rayonnant considérable et d'une combustion lente.  – 1873, Joly, traité du chauffage

Ajouter 3 ou 4 pelletées de combustible (coke, anthracite ou houille maigre). Lorsque tout est bien allumé, on peut charger à volonté  – 1879 Guyot Mousseron

Le Phare, poêle à combustion lente, destiné à brûler exclusivement du charbon de terre maigre, du coke ou de l'anthracite, présente, sur tous les poêles en usage, les avantages suivants: il laisse voir la flamme, car sa boîte à feu est à jour de toutes parts.
La combustion y est régulière, uniforme, par suite de la disposition particulière de ses trois grilles, disposition qui permet à l’air extérieur de pénétrer dans la masse du combustible de tous les côtés à la fois, et partant avec la même intensité.  – 1881 Reveilhac

L'Anthracite est le combustible qui convient le mieux au chauffage des appareils à combustion continue.  – 1893 Auguste Besson

Votre cheminée, outre les avantages d'économie qu'elle présente, assure une combustion parfaite de l'anthracite. Elle chauffe d'une façon égale, facile à régler et sans dégagements de gaz dangereux, une pièce grande ou petite.  – 1900 Léon Camus

Le fourneau, brûlant de l'anthracite, n'exige que deux chargements par vingt-quatre heures et le feu est éteint ou conservé la nuit, à volonté.  – 1905 ca Gandillot

alt-a-titre

Poêle et Fourneau à anthracite de Joseph Ding (Brevet, INPI, 1838)

alt-a-titre

Poêle à Anthracite de de Nott (1848 Traité de la Chaleur, Péclet)