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Poêle de Faïence

Aussi : Poêle de Fayence , Poêle de Faience

D’origine nordique, les poêles en faïence furent une construction traditionnelle à Paris et dans l’Est de la France. Le plus réputé des constructeurs à Paris fut Ollivier, qui après la révolution fut le récipiendaire du brevet français N°1, pour ses compositions de terre à poêles. Il construisait des poêles monumentaux, dans le style néo-classique, mais fit aussi un poêle étonnant en forme de Bastille. La construction des poêles en Faïence est restée vivace en Alsace.

Le sieur Louis François Ollivier est l'inventeur desdits objets.  – 1791 Brevet pour des poêles imitant la porcelaine, INPI

Il est en faïence, de forme ronde, recouvert d'une tablette en marbre, et surmonté d'un tuyau aussi en faïence.  – 1801 Bruyne

Appareils de chauffage, dits calorifères; par M. Olivier, de Paris.  – 1823 liste chronologique pouvant servir à l’histoire du chauffage

La terre à faïence, propre à Fabriquer les poêles, s'allie avec du ciment provenant de la même terre, et du sable de Belleville.  – 1846 Roret

Le système de poêles-calorifères en faïence était représenté à l’Exposition par des modèles venant principalement des pays du Nord; les maisons Akerlindh, de Stockholm (Suède); Camille Vidal, de Fernsicht, et Friese, de Berlin (Prusse), avaient envoyé des produits de bonne fabrication Le conduit où circulent les gaz du foyer est placé entre deux conduits où circule l’air à échauffer. La circulation de la fumée est inverse de celle de l’air, ce qui assure un prompt et bon échauffement La Prusse exposait des poêles-calorifères en faïence qui avaient des étuves. Le docteur M. Meidinger, professeur à Carlsruhe, avait exposé un appareil à quatre étages d’étuves.  – 1867 Etudes sur l’exposition, Gazette des architectes et du bâtiment

Installer un bon poêle de faïence.  – 1869 Figuier Art du chauffage

On y emploie [en Allemagne] cependant pour les antichambres et les salles à manger un appareil qui ( )est formé d'une enveloppe de maçonnerie et de faïence qui peut retenir une assez grande quantité de chaleur permettant un chauffage prolongé.
Mais il diffère des poêles du Nord par son foyer et ses conduits de chauffe ordinairement construits en fonte. Cette disposition loin d'être un progrès, offre au contraire de sérieux inconvénients, car la cloche en fonte et les conduits sont exposés à rougir avec un feu peu vif, et il peut en résulter, par un phénomène de diffusion, une introduction de gaz oxyde de carbone dans l'appartement. Cet appareil fort improprement appelé poêle de faïence n'est donc qu'un mauvais poêle de fonte dont l'usage aujourd'hui fort répandu doit être abandonné à cause de son insalubrité bien démontrée.  – Etudes sur l’exposition de 1878

Les poêles dont nous venons de parler [en fonte] on l’inconvénient de rougir, inconvénient qui peut être très grave ( ) aussi remplace-t-on assez souvent, dans les petites installations, les poêles à parois métalliques par des poêles en faïence. Le poêle le plus simple se compose de carreaux de faïence, blanche généralement, scellés sur une armature et maintenus pas des cercles en cuivre jaune. L’intérieur est composé simplement par un foyer garni de briques. Les parois s’échauffent plus lentement que les parois métalliques et ne rayonnent presque pas, puisqu’elles sont émaillées; Le poêle conserve plus longtemps sa chaleur. On brûle du bois dans ces appareils et l’air nécessaire à la combustion est admis par une coulisse ménagée dans la porte du foyer. En réglant l’admission d’air et le tirage, on peut se rendre maître de l’allure du feu et obtenir un chauffage économique.  – 1905 Traité de fumisterie, Maubras

Poêles parisiens en faïence à feu visible à combustion directe. Les mêmes faïences peuvent se faire avec coloris assortis aux papiers des appartements. Ces appareils fonctionnent avec tous les charbons, anthracites ou cokes,  – 1905 Sarreguemines et Digoin

Poêle portatif série Stanislas, le Lorrain N°1, avec chambre de combustion extra réfractaire brûlant l’anthracite, le charbon ou le coke.  – 1910 Les Faïenceries de Sarreguemines, Digoin, Vitry le François et Saint Maurice

Poêle de faïence blanc et or.  – 1949 Musée pittoresque du chauffage, SGF

La première représentation d’un pareil poêle [en faïence] figure sur une partie de fresque de la fin du XIIIe siècle, qui décore une maison de Constance. Ce poêle est en forme de coupole ou de cône. A côté une femme est couchée sur un lit de repos. On lit sur un ruban peint au-dessus: « Hinder dem Ofen ist mo (man) wol (wohl) ! » (derrière le poêle on est à son aise) Les plus anciens poêles en faïence n’étaient pas vernissés, et quand l’usage les avait salis, on ne pouvait plus les nettoyer. On remédia d’abord à cet inconvénient en les noircissant d’emblée avec un mélange d’huile et de graphite Les plus beaux poêles de faïence des XVIe et XVIIe siècles furent construits par des artisans suisses, ou de l’Allemagne méridionale et du Tyrol. L’art des poêles en faïence, florissant en Suisse à l’époque de la Renaissance, ne prit tout son développement que vers la fin du XVIe siècle.  – 1953 Suter Joerin

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Poêle de faïence de la fin du XIIIe siècle (1953 Suter-Joerin)

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Poêle dit de Fayence (exposition de 1878)

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Petit poêle de faïence (1905 Traité de fumisterie, Maubras)

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Poêle en faïence (1910 Les Faïenceries de Sarreguemines, Digoin, Vitry le François et Saint Maurice)