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Poêle Voyenne (variante du poêle suédois)

Poêle en tôle, comportant une double paroi accumulatrice de chaleur et un système de circulation des fumées récupérateur de chaleur. Voyenne, poêlier-fumiste à Paris, fut aussi un des précurseurs de la fabrication des cuisinières, en inventant en 1806 ce qu’il appela une cuisine portative, meuble de cuisson au bois, en tôle avec four et potager.

Nouveau fourneau économique et portatif, construit par le Citoyen Voyenne, poêlier-mécanicien, rue de la Harpe, n°155 Paris. Ce fourneau, de forme circulaire, est monté sur un châssis de fer; il est doublé, à l'extérieur, de deux enveloppes de tôle entre lesquelles on a mis une couche de cendre tamisée pour conserver la chaleur; un registre, pratiqué dans le bas, sert à donner un courant d'air plus ou moins fort pour souffler le feu, que l'on place sur une grille, par une ouverture latérale garnie de son bouchon en tôle. La fumée est obligée de tourner deux fois au-dessous de la chaudière; elle s'échappe ensuite pour en faire complètement le tour, de façon que l’espace que la fumée est obligée de parcourir lui fait déposer la plus grande partie de son calorique au-dessous et sur les côtés de la chaudière. La chaudière contient environ 200 litres d'eau; elle a au-dessus une rainure profonde dans laquelle pose le couvercle, et en y mettant de l'eau, elle est fermée hermétiquement. Le couvercle, qui est à doubles parois, a un petit tuyau placé perpendiculairement dans le centre, qui sert à donner issue à la vapeur. A l'entour du cendrier on a pratiqué un four circulaire chauffé par le foyer. Le fourneau, y compris la chaudière et le couvercle, pèse environ 200 kilogrammes (400 livres); sa hauteur est de 12 décimètres (5 pieds 9 pouce, son diamètre de 9 décimètres (2 pieds 8 pouces); quatre hommes peuvent facilement le transporter d'un lieu dans un autre.  – Extrait de: Rapport fait par le Comité des arts économiques au Conseil d’administration de la Société d’Encouragement. 1802

Le poêle que M. Voyenne a construit dans la salle du conseil de la Société d’Encouragement, ressemble, pour la forme, au poêle suédois; il lui ressemble surtout par les circuits que la fumée est obligée de parcourir dans cet appareil; mais il est moins massif, plus portatif, et revient à meilleur marché. Le foyer est entouré d’une double enveloppe dans laquelle il arrive de l’air, tiré soit de l’appartement, soit du dehors; lequel air, réchauffé en passant sur le coffre renfermant le foyer, va sortir dans la chambre par une bouche de chaleur. Mr. Vovenne a senti que, pour naturaliser en France le poêle suédois, il fallait diminuer la lenteur avec laquelle ses parois massives se pénètrent du calorique, et son poêle procure une chaleur rapide, mais de peu de durée, parce que le climat de la France ne nécessite pas ordinairement la continuité de cette chaleur.  – 1835 Poêlier fumiste