Visitez notre WebApp cliquer ici

Poêle Calorifère Gurney

Le mode de transmission de la chaleur à travers les parois se présente avec plus d’intérêt dans l’appareil exposé par M. Gurney, à Londres (Angleterre). Cette transmission tient compte de ceci, à savoir: que, d’une part, les gaz de la combustion perdent difficilement leur chaleur et peuvent alois s’échapper plus chauds qu’il ne le faut pour un bon tirage; que, d’autre part, l’air, étant mauvais conducteur, absorbe difficilement la chaleur; d’où il résulte que, là où le métal est en contact avec le foyer, il y a accumulation du calorique, par suite les surfaces rougissent et altèrent la nature de l’air en décomposant les corps organiques qu’il contient généralement.
L’appareil exposé par M. Gurney obvie à ces inconvénients. Le combustible est contenu dans un cylindre en fonte dont les parois sont garnies de nervures saillantes; la fonte étant bonne conductrice de la chaleur l’absorbe rapidement, et par la multiplicité des surfaces de contact qu’elle présente à l’air à échauffer, elle perd vite cette chaleur et ne rougit pas. Dans les appareils à tubes on multiplie bien la surface de chauffe, mais celle-ci se trouvant être à peu près la même vers le foyer que vers 1’air à échauffer, on ne tient pas compte de la différence de conductibilité de l’air et des parois, ce qui importe pour éviter les surfaces rouges.
L’appareil de M. Gurney se complète d’un réservoir annulaire où se produit la vapeur d’eau qui se mêle à l’air à son arrivée sur les parois. Enfin comme construction le cylindre à nervures est composé de plusieurs parties, ce qui évite les ruptures qui sont fréquentes dans la fonte à cause des retraits brusques; les joints des jonctions sont rendus étanches par un mastic.  – 1867 Etudes sur l’exposition, Gazette des architectes et du bâtiment

Un ingénieur anglais, Gurney, dans le but d'abaisser la température de la fonte tout en augmentant sa surface de contact a imaginé de garnir les poêles de fonte d'ailettes verticales en saillie sur la surface extérieure de ses appareils, ce principe qui parait dû à l'ingénieur anglais Sylvester, réussit en effet à diminuer la température des parois en fonte, mais il n'est pas suffisant pour les empêcher de rougir; aussi Gurney y a joint un autre dispositif beaucoup plus énergique, qui consiste à faire plonger la partie inférieure des ailettes verticales dans une rigole annulaire remplie d'eau; l'énergique refroidissement causé par l'évaporation de cette eau, abaisse fortement la température de ces ailettes et de la paroi qui les supporte, mais cette disposition ingénieuse le grand inconvénient d'introduire dans les pièces une grande masse de vapeur d'eau qui vient se condenser sur les vitres et les murailles en causant une humidité intolérable. On voit donc que le système Gurney n'est guère praticable que par des temps très-secs et qu'il est complètement insuffisant pendant les jours humides si fréquents à Paris.  – Etudes sur l’exposition de 1878

Le poêle Gurney est fonte, à cloche; il est muni de nervures, ce qui augmente la surface de transmission et évite qu’elle soit chauffée au rouge.  – 1898 Aucamus chauffage et ventilation

Calorifères Gurney, chaudières Gurney. Ces chaudières sont considérées généralement comme des poêles,  – 1911 Robin Chauffage

alt-a-titre

Poêle calorifère Gurney (1867 Etudes sur l’exposition, Gazette des architectes et du bâtiment)

alt-a-titre

Poêle calorifère Gurney (Etudes sur l’exposition de 1878)