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Potager

Voir aussi : Réchaud potager , Fourneau potager

Tire son origine du « Pot » dans lequel on faisait cuire le potage. Ce fourneau reçoit donc les pots. C’était l’un des deux appareils de cuisson de base de la cuisine à la Renaissance, avec la cheminée.

Le potager permettait de faire cuire sans avoir besoin d’allumer un grand feu dans la cheminée, donc en économisant le combustible.

En terme de cuisine c’est une espèce de fourneau sur lequel on dresse des potages et où l’on fait cuire d’autres ragoûts. Un potager de cette sorte est ordinairement de maçonnerie avec des espèces de réchauds qu’on pratique dessus et un cendrier dessous fait en voûte. Il y a de grands et de petits potagers selon que les cuisines le demandent. (Potager, en ce sens: fornax coquinaria)  – extrait du Dictionnaire pratique du bon ménager de campagne et de ville Par Louis Liger, 1715

Potager,  – 1717 Dictionnaire économique

On établit fur l'âtre, ou le foyer, un petit fourneau en forme de potager, qui est appuyé contre le contre-coeur. On peut voir ce fourneau dans la figure et on en comprendra aisément l’usage, qui est de pouvoir y placer les pots, poiles et caiseroles, qu'on fera bouillir avec un très petit feu. On pourrait faire ce fourneau plus grand, pour y placer quatre pots, au lieu de deux.  – 1762 Description d’un fourneau

Description d'un fourneau-potager en terre cuite, portatif inventé par M. Bouriat.  – 1806 Bouriat

« Fourneau-potager économique ne consommant, pour la préparation du dîner d'une famille, que de 8 à 10 centimes en bois ou de 12 à 15 centimes en charbon ».  – 1806 Cadet de Vaux, cité dans documents pouvant servir à l’histoire du chauffage, par J.Jumeau

Un nouveau fourneau-potager.  – Harel 1841

On sait que les fourneaux des potagers sont toujours chauffés au charbon de bois, et que les gaz qui proviennent de la combustion se dégagent autour des vases placés sur le fourneau, et se répandent nécessairement dans les cuisines, quand les potagers ne sont pas placés sous un manteau de cheminée. Mais dans le cas contraire il en est encore de même, parce que les cheminées étant très grandes, et les appels extérieurs insuffisants, il se forme toujours dans la cheminée deux courants opposés, et celui qui est dirigé de haut en bas amène dans la pièce une partie des gaz provenant de la combustion.  – 1848 Traité de la chaleur, Péclet

Réchauds potagers carrés avec tampon.  – 1870 Ricot et Nicolas Varigney

Fourneau potager.  – 1879 Guyot Mousseron

Fourneaux potagers en fonte.  – 1893 Pied-selle

Les plus simples se composent d’un bâti en bois dont les assemblages sont renforcés par des équerres en tôle forte. Dans ce bâti, on construit une première paillasse sur laquelle tomberont les cendres, puis une façade, un fond et deux costières, enfin, une deuxième paillasse formant le dessus et recevant les appareils dans lesquels on fera du feu. Les paillasses sont constituées par des fers feutons et un pigeonnage sur lequel on scelle des carreaux de faïence de 11x11 dits carreaux petits pois ou carreaux persil, à cause des dessins qu'ils portent. La façade et les costières sont faites au moyen de ces mêmes carreaux. Les appareils qui recevront le combustible se désignent sous le nom de réchauds, et le seul combustible employé pour les potagers est le charbon de bois ou la braise.  – 1905 Traité de fumisterie, Maubras

Potager 2 trous à coulisses.  – 1901 Reveilhac

Contre la fenêtre, le potager à échancrure centrale, alimenté au charbon de bois.  – 1949 Musée pittoresque

Fourneaux potagers fonte.  – 1905 Faure

Fourneaux potagers de construction.  – 1905 Faure

Potager carré avec couvercle.  – 1913 Rosières

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Potager construit dans une cheminée de cuisine (1762 Description d’un fourneau)

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Fourneau potager avec bâti en bois (1905 Traité de fumisterie, Maubras)

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Potager carré (1913 Rosières)