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Méthane (production de)

Voir aussi : Gaz de cadavres et de résidus organiques

Aussi : Gaz de fumier , Formène , Hydrogène protocarboné , gaz des marais

La méthanisation, processus naturel de décomposition anaérobie des matières organiques sous l’influence de bactéries fut étudié dès le milieu du 19<ème> siècle, avant que l’action des bactéries et des processus liés à la fermentation soient compris et expliqués. Le méthane tiré des exploitations minières et pétrolières était déjà connu et utilisé. Il sembla donc logique de tenter de le produire artificiellement. En France, vers 1900 la société Mella, qui devint la Compagnie Industrielle du Gaz Méthane en 1909 essaya d’en lancer la production. Ces tentatives restèrent sans suite jusqu’à ce que le concept des énergies renouvelables prenne son essor vers 1990, et que la valorisation des déchets soit envisagée sous un angle qui ne soit pas purement financier. Produit sous le nom de biogaz, et composé de 50 à 70% de méthane et le solde de dioxyde de carbone, la production de méthane par la décomposition naturelle est devenue un processus industriel maitrisé, sinon rentable.

Dans une seconde série d’expériences, j’ai suivi l’étude de la putréfaction et de la formation des fumiers, à l’abri du contact de l’air, soit sous une couche d’eau, soit au sein d’une masse de terre. Je puis dire, dès à présent, que dans ces conditions, j’ai toujours observé un dégagement abondant d’hydrogène protocarboné et d’azote, à l’état gazeux.  – Recherches pratiques et expérimentales sur l’agronomie, 1863 Jules Reiset

L’éclairage de la ferme par le gaz du fumier : J’ai étudié dès 1884 la composition de l’atmosphère d’un tas de fumier et j’y ai retrouvé, sans peine, le méthane; M. U. Gagon, de l’Université de Bordeaux, s’est aussi occupé de ce même sujet. L’idée d’utiliser à l’éclairage de la ferme le gaz combustible dégagé par le fumier s’est naturellement présentée à l’esprit, mais une étude attentive de ce projet l’a bientôt fait abandonner. Ce même projet a surgi de nouveau dans ces derniers temps Ce n’est donc pas pendant toute la durée de son séjour sur la plate-forme que le fumier fournit du gaz combustible, c’est seulement quand le tas est terminé qu’il ne reçoit plus de nouvelles litières, qu’on pourrait en extraire du gaz des marais, qu’il faudrait toujours débarrasser de son acide carbonique, car lorsque celui-ci forme la moitié du volume, la combustion devient très pénible le 24, la proportion d’acide carbonique est encore très considérable, elle surpasse 30 pour 100, mais l’hydrogène a diminué et le méthane s’est accru; on en trouve 40 pour 100 des gaz extraits 1,000 kilogrammes donnerait donc 680 litres par vingt-quatre heures, et pour avoir 3 mètres cubes, il faudrait 7 tonnes environ de fumier, ce qui représenterait de 10 à 12 mètres cubes de fumier Evidemment l’idée de ne pas laisser perdre un gaz combustible, de l’avoir comme produit supplémentaire du fumier est séduisante, mais en y regardant de près, il semble bien que l’opération ne serait pas économique  – Bulletin du syndicat central et de l’union des syndicats des agriculteurs de France, N°319, 1er Octobre 1900