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Mitre éolienne

Inventée par le scientifique belge Jobard, la mitre éolienne fait appel à une découverte connue sous le nom de Jet de Pelletan, décrite par Pierre Pelletan dans le tome 2 de son Traité élémentaire de physique générale et médicale, (décrivant l’augmentation de la vitesse d’un fluide dans un cône), et qui plus tard, sous le nom d’« effet Venturi », sera employé dans des dizaines d’applications, dans le domaine du chauffage, en particulier dans les brûleurs à gaz. Elle utilise la dépression causée autour de son orifice par un jet de fluide accéléré dans un cône.

Nous avons cherché à le perfectionner dès que le « jet de Pelletan » nous fut connu; il nous a suffi d'enlever une portion circulaire de la tôle du coude, et d'y placer un cône ouvert dont le sommet tronqué se prolonge jusqu' au centre de la partie horizontale. Ce cône, dont la plus large ouverture est exposée au vent, occasionne un jet d'air d'autant plus rapide que la bourrasque est plus forte; cette espèce de tuyère produit une sorte de vide, dans lequel la fumée se précipite et se trouve lancée au loin, avec une énergie capable de faire tirer les cheminées les plus réfractaires et les plus mal construites. Le poêlier Jamard de Louvain, qui exécute fort bien cet appareil, en obtient des succès nombreux et constants; rien ne résiste à la puissance aspirante de ce nouveau jésuite, que nous verrons bientôt dominer toutes les bonnes maisons de la Belgique.  – Rapport sur l’exposition de 1839, Jobard

On a proposé à ces derniers appareils [mitre tournante] une modification qui au premier abord parait devoir être très efficace , le tuyau d’écoulement est traversé par un tuyau concentrique d’un petit diamètre, d’une moindre longueur, et qui se terminé extérieurement par un entonnoir. Il est évident que quand l’appareil est dirigé par le vent, l’air qui pénètre dans le tube intérieur augmente le tirage; mis l’effet provenant de l’air en mouvement qui environne le tuyau est diminué parce qu’il ne se manifeste que dans l’espace compris entre les deux tuyaux; de sorte qu’il n‘est pas bien certain que cet appareil soit plus efficace a moins qu’il n’y ait un accroissement de la vitesse du vent dans le tuyau intérieur, provenant de l’entonnoir par lequel l’air y pénètre, accroissement que l’expérience n’a pas constaté  – 1843 Traité de la chaleur, Péclet

Nouvel aspirateur ventilateur a tête tournante et axe invariable. La mitre éolienne remplace avec avantage tous les tuyaux, chapeaux, gueules de loup, lanternes, etc., qui généralement sont des remèdes pires que le mal. Les tuyaux perdant, en effet, avec le temps, leur centre de gravité primitif, il arrive que leurs têtes, dites tournantes, soient condamnées à l'immobilité. Au contraire, avec la mitre éolienne, la rotation libre et indéfinie de la tête tournante est assurée par une disposition très simple de l'axe en cuivre, et, malgré l'inclinaison possible du tuyau, elle pivote toujours à l'aplomb de la verticale. De plus, le pavillon en forme de pavillon de piston, maintient, toujours fixe, par l'accès libre de l'air, l'équilibre de la girouette contre tous les vents. L'air qui y pénètre augmente l'aspiration du courant ascendant de tous tuyaux de fumée ou de ventilation des fosses, salles, wagons, usines, écuries, etc.  – 1879 Guyot Mousseron

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Mitre à « effet Venturi » (1843 Traité de la chaleur, Péclet)

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Mitre éolienne (1879 Guyot Mousseron)