Visitez notre WebApp cliquer ici

Marmite Norvégienne

Aussi : Marmite Norwégienne , Cuisine automatique Norvégienne , Bidon culinaire portatif , Marmite thermostatique

L’origine de la marmite dite Norvégienne est controversée, car la conservation d’aliments au chaud était connue depuis l’antiquité. La maison Japy avait déjà des appareils semblables dans son catalogue en 1850. Le 11 Mars 1857, un certain Maire, 36 rue de l’échiquier, à Paris, déposa un brevet (qui sera suivi d’additions en 1857 et 1858) pour un « appareil conservateur du calorique applicable à la cuisson des aliments, au moyen de toute espèce d'appareils culinaires ». Tous les deux n’utilisent pas le terme « Marmite Norvégienne ». Mais 10 ans plus tard sera présenté un appareil de même description sous le nom de « Cuisines Automatiques Norvégiennes », à l’exposition internationale de Paris en 1867 au pavillon de Norvège. Le nom en a été conservé, vraisemblablement à cause de son côté exotique associant la notion de chaleur et de froid. Dans ces appareils la chaleur est conservé par une isolation thermique poussée telle que feutre, poil de vache, laine, sciure, liège etc, permettant d’économiser jusqu’à 50% du combustible. La marmite Norvégienne, puisque c’est sous ce nom qu’elle sera connue en France (et uniquement en France), sera particulièrement appréciée à Paris, pendant la guerre de 1870-1871, mais aussi pendant les deux guerres mondiales et les années de pénuries de combustible qui les suivirent. Son utilisation sera aussi scientifique, afin de conserver au chaud ou au froid des préparations diverses. Dès 1876, L’armée Française recommandera son utilisation, sous les noms de « Cuisine automatique », « bidon culinaire portatif », « Marmite thermostatique » pour la conservation au chaud d’aliments préparés au préalable avant des déplacements de troupes. Le terme marmite norvégienne sera aussi utilisé par les constructeurs de cuisinières, lorsque ceux-ci commencèrent à réaliser des fours comportant une isolation thermique, et dans lesquels la cuisson se prolongeait après l’extinction du chauffage.

La marmite dite norwégienne se compose d'une boîte isolante en bois renfermant une cavité garnie à l'intérieur de sciure de bois ou de déchets de laine. Dans cette cavité se place une marmite bien close, et pardessus un tampon fortement rembourré sur lequel vient s'appliquer un couvercle ajusté avec soin Une fois que le pot-au-feu, boeuf, sel, eau et légumes, est arrivé à l'ébullition, on entretient le feu et l'on écume pendant 25 à 30 minutes, puis on ferme et l'on place la marmite dans la boîte. La chaleur s'y entretient de longues heures, et la cuisson se continue sans surveillance et sans dépense, en conservant aux aliments leur parfum et leur saveur, puisqu'il n'y a point d'évaporation.  – 1873 Joly Traité du chauffage

D’où vient cette appellation étrange ? Les fils des premiers fabricants en France, eux-mêmes, MM. Japy, dont la maison eut à son catalogue en1850 de semblables appareils, déclarent l’ignorer. La désignation semble avoir été choisie pour frapper l’imagination par l’antithèse de l’aliment que, sans feu, on garde longtemps chaud, et du pays extrêmement froid qu’on habite D’expériences répétées, sérieusement contrôlées, il semble qu’on puisse conclure que l’économie moyenne de combustible réalisée par l’emploi de la norvégienne est de 40 %, pour un travail identique, bien entendu, à celui qu’on effectue sans elle. La norvégienne l’emporte ici sur le fourneau par la durée largement extensible de son action, puisqu’il ne coûte absolument rien de lui confier une heure, deux heures, et même dix heures de plus, un aliment qu’on désire pousser à l’extrême coction.  – 1917 Baudry de Saunier, L’illustration N°3875

Four tiède, 35° Armoire chaude. " marmite norvégienne " pâtisserie claire, meringues, biscuits à la cuillère.  – 1926-27 Fil Rouge

Un four spacieux, à porte calorifugée, dont le réglage permet tous les genres de cuisson, pâtisserie et pain compris. Il comporte un gril, une lèchefrite, une plaque à pâtisserie, un ramasse-sauce. Toujours chaud à 70° on l’utilise aussi en marmite norvégienne, en chauffe-plats ou en étuve pour le séchage des fruits et légumes.  – 1950 ca Othermo

Four Thomson, aboutissement de trente années de perfectionnements Excellent rendement dû au calorifugeage total du four, qui se comporte comme une véritable marmite norvégienne. Commande par commutateur unique limitant la puissance de l'appareil à une valeur admissible sur tous les branchements  – 1950 ca Thomson

alt-a-titre

Marmite Norwégienne (1873 Joly Traité du chauffage)

alt-a-titre

Marmite Norvégienne (1917 Baudry de Saunier, L’illustration N°3875)