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Hydrothérapie (Méthode de traitement paramédicale)

Voir aussi : Bains

Le renouveau des bains publics après la fin des guerres napoléoniennes, et le développement du thermalisme, firent apparaitre rapidement toutes sortes de bains, dits russes, égyptiens, turcs, bains de vapeur, bains de pluie etc.

L’amélioration de l’hygiène qui en résulta, ainsi que les vertus relaxantes de ces bains créèrent un terreau propice à des utilisations curatives. Un certain Priessnitz en Silésie, s’en inspira pour inventer une pratique paramédicale qui fut nommée hydrothérapie. Elle se développa en France à partir de 1842/1850, et donna naissance à toute une série de systèmes de douches qui perdure jusqu’à nos jour. (Voir article Appareils d’hydrothérapie)

Le bain d’étuve fut importé d’Orient en Europe par les croisés Cette innovation eut le plus grand succès, et les étuvistes ne tardèrent pas à se multiplier dans Paris. Le prix d’admission fut d’abord fort modique: il était fixé à deux deniers parisis pour le bain d’étuve simple, et à quatre pour le bain suivi de l’immersion dans une baignoire. Mais bientôt le luxe porté dans ces établissements rivaux en éloigna le peuple, qui fut longtemps réduit aux seuls bains de rivière, dans des toues, bateaux fixes amarrés dans la Seine, couverts de toiles, pourvus d’échelles et de pieux plantés de distance en distance qu'embrassaient les baigneurs pour résister au courant. Quant aux étuvistes, ils étaient encore, au milieu du siècle dernier, en possession de recevoir exclusivement la classe riche, et ce que nous nommons baigneurs aujourd'hui n’existait même pas. L’auteur de l’Encyclopédie n’en fait aucune mention. L’aristocratie avait ses bains domestiques, car c’est ainsi que les désigne Diderot, en conseillant de déployer dans leur ornementation toutes les richesses du luxe et de la fantaisie; mais le nombre des baignoires publiques était excessivement restreint En 1760, un nommé Poithevin, baigneur étuviste, s’avisa de faire construire sur la Seine deux bateaux de près de cinquante mètres de longueur, supportant un étage de constructions divisées par un large couloir ouvrant de chaque côté sur une rangée de cellules qui donnaient vue sur la rivière Son échafaudage flottant porta un coup funeste à l’industrie de ses anciens confrères, les barbiers- étuvistes, dont il ne restait plus que huit ou dix à peine dès l’an 1780. A cette époque on comptait déjà 250 baignoires publiques Plusieurs très-grands établissements de bains furent fondés vers cette époque, entre autres ceux du Vauxhall et du Temple; plus tard, sous l’empire, les bains Chinois et les célèbres bains Vigier En 1816, le nombre des baignoires publiques de Paris n’était encore que de cinq cents, et en 1832, il atteignait déjà le chiffre comparativement énorme de deux mille trois cent soixante-quatorze, sans parler de mille cinquante-neuf baignoires mobiles: en tout, près de trois mille cinq cents Les progrès de l’hygiène et du bien-être public peuvent aussi revendiquer leur part dans cet accroissement Aussi le public commence- t-il à en revenir aux bains d’étuves ressuscités de toutes parts sous les pseudonymes exotiques de bains russes, bains égyptiens, bains turcs, ou, plus simplement, bains de vapeur.  – 1847 Paris au bain L’illustration N°245

On l’a encore désignée sous les noms de Hydropathie, Hydrosudopathie, Hydrothérapeutique. C’est vers 1826 qu’un paysan de Græfenberg en Silésie, Priessnitz, ayant été blessé grièvement d’un coup de pied de cheval, privé de secours et en proie à de vives douleurs, eut l’idée d’appliquer des serviettes trempées dans l’eau froide sur sa poitrine dont plusieurs côtes avaient été fracturées; pour apaiser la chaleur et la soif qui le dévoraient, il boit de l’eau froide en abondance, mange peu et bientôt sa guérison vient lui dévoiler qu’il a trouvé une médication efficace Priessnitz, mit bien vite de côté ce bagage supplémentaire et s’en tint à l’eau froide. Il employa ce moyen à Græfenberg, en partie pour des accidents de foulures, d’entorses, etc., sur ses parents, ses voisins, ses amis, et bientôt sa réputation, bornée d’abord aux montagnes de la Silésie, s’étendit, se propagea au loin; les cures nombreuses opérées par lui firent accourir la foule à Græfenberg, et Priessnitz fonda un établissement considérable où de nombreux malades vinrent, de toutes les parties de l’Europe, se faire soigner Les douches froides se font soit en nappe, soit en jet descendant, ascendant, latéral, en pluie, en arrosoir. Le demi-bain de deux à dix minutes est accompagné de frictions dans l’eau et suivi de frictions sèches. Il en est de même du bain de siège et du bain de pieds froid.  – 1864 Dictionnaire des Sciences

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Livraison de bains chauds à domicile (1847, Paris au Bain, L’illustration N°245