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Houille

Voir aussi : Charbon , Flénu , Charbon de terre , Charbon de pierre

Aussi : Gros , Pérat , Gaillette , Chapelet , Gailletterie , Grêle , Menu , Fine , Houille maréchale , Houille de grille , Houille « fine forge » , Tête de moineau , Noisette , Braisette

L’exploitation de la houille pour le chauffage est attestée dès le début du premier millénaire par la découverte en 1907, lors de fouilles sous la place Saint Lambert à Liège, d’un foyer d’une villa gallo-romaine comportant encore des morceaux de charbons à moitié consumés. Au 12<ème> et 13<ème> siècle, dans la région de Liège, cette activité est déjà règlementée, mais la houille reste peu exploitée pour le chauffage, et est utilisée surtout par la classe la plus pauvre, le bois restant le combustible privilégié. Cependant, le défrichement au 14<ème> et 15<ème> siècle, puis la surexploitation du bois et des forêts, au 18<ème> siècle obligèrent à envisager l’utilisation de la houille pour le chauffage domestique, les verreries et les hauts fourneaux. Elle n’était alors utilisée principalement que pour la cuisson de la chaux et la maréchalerie. Jusqu’alors les différences entre les différentes qualités de charbon étaient peu connues, et cette méconnaissance la faisait considérer comme impropre au chauffage domestique et à la cuisson des aliments, en raison des fumées et des odeurs que la combustion des charbons riches en goudron produisait. Alors que le charbon était largement utilisé et exporté depuis longtemps par les Anglais, son exploitation en France ne se limitait qu’à quelques petits gisements dans le Forez et les Cévennes, dont la diffusion était limitée par le manque de moyens de transports par bateau. Ce fut la découverte des mines du Valenciennois à Anzin en 1734, (dont l’exploitation ne commença qu’en 1757) qui permit une augmentation notable de la production Française. Le blocus continental durant la période Napoléonienne mit fin aux importations Anglaises. A ce moment, le charbon du Borinage, dont la variété dite « Flénu » était fort appréciée à Paris, peinait à arriver en quantité suffisante, car le transit par la rivière Haine au départ de Mons était long et ne laissait passer que de petites embarcations. En 1814, l’ouverture du canal de Mons à Condé sur Escaut, initié par Napoléon en 1807 pour permettre l’alimentation de Paris, permit aux charbons belges du Borinage de pallier au déficit charbonnier Français. Dès 1828, une ligne de chemin de fer à ornières métalliques, à traction chevaline relia l’exploitation du Grand Hornu à ce canal, au grand dam des charretiers. L’indépendance de la Belgique en 1830, qui mit fin à ses exportations de charbon vers la Hollande, arriva à point nommé pour répondre aux besoins croissants de la France à cette époque. Le raccordement des exploitations du Borinage au réseau ferroviaire à vapeur, commencé dès 1836 facilita le transport vers Paris du charbon de Flénu.

Avec le charbon belge arrivèrent en France les poêles belges à pot sphérique particulièrement adaptés à son utilisation. Les puits du Valenciennois prirent partiellement le relais vers 1850, rejoints ensuite par les puis de Lorraine.

Au même moment, le développement de l’éclairage au gaz, dont le principal sous-produit était le coke permit de supprimer les fumées et les odeurs dans les appareils de cuisson. Malgré l’importance de leurs productions, la France ne fut jamais autosuffisante, et les importations de charbon continuèrent à croître. En raison de l’augmentation des coûts d’exploitation, face à la concurrence des charbons importés, la fermeture des puits, commença en 1950 en Belgique et en 1960 en France. Il n’existe plus actuellement de puits en activité dans ces deux pays.

Le livre sur l’éclairage au gaz de Pelouze (1839), dont nous citons quelques extraits, donne la description détaillée de tous les sites d’extraction de houille en France et en Belgique et est vraisemblablement le plus complet sur l’état de cette industrie à cette époque clef de son développement.

D’après des relevés authentiques qui m’ont été communiqués en 1785, lorsque j’étais dans cette contrée avec le savant inspecteur Duhamel, et l’ingénieur Blavier, il y a autour de Rive-de-Gier 40 mines en exploitation, qui avoient produit l’année précédente seize cent mille quintaux de houille. Celles de Saint-Etienne, compris celles de Saint-Chaumont, sont au nombre de 72; elles en avaient rendu près de quatre millions de quintaux. Et comme ce n’est pas la matière qui manque, mais le débouché, il est parfaitement reconnu que si le canal de communication du Rhône à la Loire était terminé, le produit de ces inépuisables mines pourrait être quadruplé.  – 1800 ca Histoire Naturelle des métaux

Le commerce anglais, profitant de la cessation de la guerre par l’effet du traité de paix de Paris en 1765 et l’abandon du Canada, apportait une grande quantité de charbon de terre à Marseille, à Cette [Sète] et dans tous les ports de mer de la France  – 1868 Charbon de terre du Gard

Le gisement en bancs est incomparablement le plus fréquent pour la houille. Dans ce genre d'exploitation ces bancs sont communément désignés sous le nom de couches, et quelquefois aussi, dans quelques localités, ils prennent le nom de veines, principalement dans le langage des mineurs. L'épaisseur d'une couche de houille est appelée sa puissance;

Statistique de la production houillère en France.
Bassin de Valenciennes.
C'est un prolongement de l'immense formation houillère dont l'extrémité nord-est se montre à Eschweiler et à Rolduc, et que l'on retrouve à Liège, à Namur à Charleroi et à Mons. Il a été découvert en France, sous le territoire d'Anzin, le 21 juillet 1734, par le vicomte Désandrouin, après des recherches qui avaient duré dix-sept ans et qui avaient absorbé toute la fortune de leur auteur
Bassin de la Loire
Le bassin de la Loire est le plus important du royaume par son étendue, sa position, et l'excellence du combustible qu'il fournit. Dans le sens de sa plus grande dimension, il occupe toute la largeur de cette zone étroite du Forez qui sépare la Loire du Rhône aux points où ces deux fleuves s'approchent le plus l'un de l'autre; il traverse même la vallée du Rhône, car on le retrouve dans le département de l'Isère, à Ternay et à Communay Toutes nos mines ayant ensemble fourni 19, 868, 240 quintaux métriques de houille, il en a donné à lui seul 8, 963, 591, c'est-à-dire environ les 45 centièmes du total
Résumé de la production houillère en France dans les vingt-deux années qui se sont écoulées pendant l’intervalle du 31 décembre 1813 au 1er janvier 1836.
1814 6.465.337 quintaux métriques; 1835 19.868.240 quintaux métriques [soit un triplement de la production en 22 ans]
La houille, dans la province de Hainaut, est exploitée dans trois bassins principaux désignés sous les noms de Bassin de l’Ouest de Mons [aussi dit « couchant de Mons »], Bassin de l’est de Mons [aussi dit « levant de Mons »], et Bassin de Charleroi Ces divers établissements occupent de 20 à 21, 000 ouvriers, parmi lesquels 17, 500 environ sont employés aux travaux du fond, 3, 000 à l'extraction du charbon, 500 au voiturage jusqu'aux divers points d'embarcation, et 400 au chargement des bateaux () Le produit de ces diverses exploitations s'était déjà élevé, en 1829, à 14 millions d'hectolitres de houille Voici à peu près comme, en l'année 1829, ces produits se sont écoulés: 200.000 hectolitres. pour l'alimentation des machines à vapeur servant à l'extraction; 3.700.000 pour la consommation des arrondissements de Mons et de Tournay et du midi des deux Flandres; 3.600.000 pour l'exportation dans le reste des Flandres, et dans les provinces d'Anvers et du Brabant; 4.000.000' pour l'exportation en France; et enfin 2.500.000' pour la Hollande. L'exportation pour la Hollande a cessé depuis la révolution de 1830, mais celle pour la France a prodigieusement augmenté Les houillères au couchant de Mons présentent trois espèces de houilles bien distinctes: ce sont, la houille dite flénu, qui tire son nom de la localité où l'on a exploité d'abord la houille grasse et la houille maigre. La houille, dite flénu, présente une cassure fibreuse; ses fragments affectent généralement une forme rhomboïdale; elle est très sonore, presque autant que le charbon de bois. Elle brûle rapidement, donne beaucoup de flamme et de fumée, ne produit pas une chaleur très intense et répand en général une odeur désagréable pendant sa combustion; elle ne colle que peu ou point. On l'emploie principalement dans les foyers, à chauffer les chaudières, pour en extraire le gaz hydrogène carburé qui sert à l'éclairage et pour chauffer les appartements
Transport de la houille de Mons à Paris.
La majeure partie des charbons de Mons s'embarquent sur le canal de Mons à Condé. Toutes les exploitations sont situées au midi de ce canal, à une distance de 3 à 4 kilomètres au moins. Ce canal a été livré au commerce à la fin de 1814; il est à grande section, d'une navigation très commode. De là, pour arriver à Paris, voici la route suivant laquelle les charbons se dirigent: à Condé ils entrent dans l'Escaut, qu'ils remontent jusqu'à Cambrai. Il y a du côté de Valenciennes quelques écluses simples à remplacer par des sas éclusés. A Cambrai ils passent dans le canal de Saint-Quentin, qu'ils parcourent dans toute son étendue.
La partie la plus voisine de l'Oise, dite canal Crosat, date de 1785; l'autre partie de Saint-Quentin à Cambrai, n'a été livré à la navigation qu'en 1810. C'est un canal à grande section. A Chauny les charbons rencontrent l'Oise, qu'ils descendent jusqu'à son confluent, avec la Seine, à Conflans-Sainte-Honorine; de Conflans ils remontent à Paris.
De la comparaison des différentes espèces de charbons extraits en France avec ceux du bassin de Mons, on peut tirer les conséquences qui suivent:
1° Pour le chauffage domestique, pour la fabrication du gaz d'éclairage, pour la plupart des évaporations, et en général pour tous les foyers peu considérables, ou pour ceux où l'on a besoin de coups de feu instantanés, le flénu est et doit continuer d'être universellement préféré;
2° Pour les grands foyers, pour les machines à vapeur un peu fortes, pour les verreries, le charbon dit d'Auvergne, vu son bas prix d'ailleurs, doit continuer de trouver un débit assez considérable en France: sur ce point les charbons dit durs de Mons pourront cependant rivaliser avec lui;
3° Pour les fours de réverbère, en petit nombre à Paris, et qui exigent l'emploi de houille en gros morceaux, qui sont susceptibles d'une très haute température, le charbon de Saint-Etienne et de Rive-de-Gier est préférable. Mons a quelques charbons durs qui pourraient convenir également, tels que Griseuil, la Grande Veine-sous-Élouges, etc.;
4° Pour la fabrication du coke dans les usines, le charbon de Saint-Etienne offre peut-être la meilleure qualité. Il paraît au surplus qu'il y a avantage à y mêler en proportion plus ou moins grande du dur de Mons, ou du moins les durs de Charleroi;
5° Dans le plus grand nombre de cas, il y aurait bénéfice à employer, non pas une seule nature de charbons, mais des mélanges judicieusement faits selon les températures qu'on voudrait obtenir. Presque toutes les houilles, mais principalement celles pour la grille, gagneraient évidemment à être associées à d'autres variétés plus ou moins sèches ou collantes. C'est surtout parce qu'à une grande pureté et aux qualités ordinaires des charbons légers très inflammables, le flénu réunit à un degré variable, suivant les exploitations qui le fournissent, celles des charbons collants et tenant bien le feu, qu'il est arrivé à la haute réputation dont il jouit assez généralement aujourd'hui.  – 1839 Eclairage au gaz Pelouze

De toutes les houilles maréchales, la plus estimée est celle de Saint Etienne; après, vient celle de Mons, désignée sous le nom de « Fine forge »; elle a moins de corps que celle de Saint-Etienne, et résiste moins au vent du soufflet. Cette houille, brûlée sur grille, produit une chaleur extrême; mais par sa fusion pâteuse, elle intercepte le courant d’air, brûle les grilles et exige beaucoup de soin de la part du chauffeur.  – 1843 Traité de la Chaleur, Péclet

La houille la plus estimée est celle de Saint- Etienne. La meilleure, comme produisant une flamme longue pour brûler sur les grilles des machines à chauffage, est celle de Mons; mais elles éprouvent par l’action du feu une sorte de fusion pâteuse qui intercepte le passage de l’air et détériore les grilles si le chauffeur n’y apporte pas tous ses soins. Une autre variété de houille de Mons, connue sous le nom de flénu [du nom de la ville de Flénu dans le Borinage], est moins pâteuse; elle est également très-bonne pour le chauffage, mais dégage moins de calorique: ces houilles sont appelées grasses par le fait de l’agglutination des fragments lorsqu'elles sont en ignition. Les houilles sèches donnent une flamme plus courte que les précédentes exposées au feu; les fragments ont peu d’adhérence, et leurs flammes ont peu de durée et ne produisent pas à beaucoup près une chaleur aussi intense.  – 1844 Pratique de l’art de chauffer par le thermosiphon

De la consommation de la houille. Cette consommation dans les usages domestiques et dans l’industrie s’est considérablement accrue depuis 1816, époque où elle n’était que de 673.000 hectolitres, jusqu’en 1852, où elle s’est élevée à 3.808.420 hectolitres. En admettant que la consommation augmente graduellement, comme dans les quarante dernières aimées, il s’ensuivrait que, vers 1880, la houille sera substituée en totalité au bois de chauffage; mais il est probable qu’il y aura un temps d’arrêt, car il n’est pas dans les probabilités que le bois soit exclu à tout jamais du chauffage de Paris, à cause des avantages qu’il procure
D’après ce qui vient d’être dit, on voit, d’une part, la consommation individuelle du bois dur et du bois blanc diminuer continuellement depuis 1821, tandis que la diminution de celle de fagots et de cotrets n’a été sensible que depuis 1846, époque où la classe pauvre a commencé à faire usage de la houille. Cette habitude est si bien établie aujourd’hui que la consommation a baissé L’emploi des fagots et cotrets ne disparaîtra pas, mais il n’interviendra dans l’avenir que pour une faible proportion dans la consommation individuelle.  – 1857 Génie industriel, consommation de combustible

Plusieurs espèces de houille sont livrées par le commerce aux consommateurs: 1° la houille maréchale, brillante, d’un beau noir, fragile, shisteuse, éminemment collante au feu. 2° la houille de grille (Charleroy) plus dure, homogène, produisant peu de fumée 3° l’anthracite, brûlant presque sans faire de fumée, salissant fort peu les galeries.  – 1857 Chauffage des serres, Raffarin

Pour les usages domestiques, on emploie deux espèces bien distinctes de houille, la houille maigre et la houille grasse. La houille maigre, désignée à Paris sous le nom de charbon de Charleroi, a le défaut de brûler difficilement dans les cheminées; associée au bois pour moitié, elle brûle un peu mieux, en laissant après elle une masse de cendres; seule, elle ne brûle pas du tout; il faut, pour s’en servir avec avantage, des poêles ou des cheminées appropriés à ce genre de combustible.
La houille grasse, qu’on nomme à Paris charbon de Mons, brûle facilement seule ou avec le bois, pourvu que la cheminée tire bien, selon l’expression reçue; sinon la fumée épaisse et bitumineuse que cette houille produit se répand dans les appartements, donne une odeur très-désagréable, noircit les rideaux et les draperies, et offre tant d’inconvénients réunis que l’usage doit en être rejeté. Mais dans tout appartement où l’on dispose d’une bonne cheminée ou d’un poêle à foyer ouvert, à forte aspiration, le charbon de Mons est préférable à tout autre combustible; l’économie qu’il procure, comparativement au bois, s’exprime en deux mots: on obtient une chaleur deux fois plus grande en dépensant moitié moins. Suivant sa grosseur, la houille se distingue en gros ou pérat, en gaillette ou chapelet, en gailletterie ou grêle, en menu ou fine: c’est la grosseur dite gailletterie qui est la plus usitée pour le chauffage domestique  – 1861 Le livre des ménages, Beleze

Substance charbonneuse connue plus communément sous les noms de charbon de terre ou charbon de pierre, et nommée coal par les Anglais qui en font depuis longtemps un grand usage L’emploi de la houille comme combustible ne paraît pas remonter jusqu’à l’antiquité. Le plus ancien document nous apprend qu’au milieu du IXe siècle on se servait en Angleterre du charbon de terre en môme temps que du charbon de bois, pour le chauffage. Les Flamands prétendent que l’usage en fut inauguré chez eux en 1049 par un pauvre forgeron des environs de Liège, nommée Halloz ou Hullos, qui lui-même reçut la révélation de ce précieux combustible d’un vieillard mystérieux qu’il ne revit jamais. L’usage de la houille est plus récent en France, et il est encore incomplètement répandu pour le chauffage domestique; mais l’industrie en fait une consommation considérable, surtout depuis l’extension donnée aux machines à vapeur. On peut dire qu’aujourd’hui la houille est la matière fondamentale du travail industriel, et que la prospérité manufacturière d’un pays se mesure à la quantité de houille qu’il consomme.  – 1864 Dictionnaire des sciences théoriques et appliquées

Monsieur d’Archiac a récemment soumis à l’académie des sciences un Mémoire où il analyse l’influence que peut avoir sur l’espèce humaine l’effroyable quantité d’acide carbonique que verse sans cesse dans l’atmosphère la combustion de la houille Or la consommation actuelle de la houille est évaluée pour toute l’Europe à 140 millions de tonnes, et, ce chiffre posé, M. Péligot estime que la quantité d’acide carbonique versée chaque année dans l’air par ce seul fait est de 304 milliards de mètres cubes Rechercher comment par l’agriculture, par l’industrie, par la combustion de la houille, l’homme peut arriver peut-être à modifier, insensiblement le milieu dans lequel il s’agite, c’est faire, à coup sûr, de la belle et bonne philosophie La France, pour un produit aussi important, ne doit pas rester indéfiniment tributaire de l’Angleterre et de la Belgique.  – 1867 L’illustration N°1276-1277

[La houille] peut être considérée comme la source du mouvement et de la vie dans nos usines, puisque c'est avec la chaleur dégagée par sa combustion que l'on produit la vapeur d'eau, qui sert de moteur à ces machines si nombreuses et si variées auxquelles l'industrie doit ses plus beaux triomphes. Elle rivalise d'importance avec le fer.  – 1873 La France industrielle

Prix comparés des différents combustibles. On voit que la houille est le combustible le plus économique ; à chaleur égale, le bois coûte 3.2 fois plus, le gaz lumière 7 fois plus, le pétrole raffiné dix fois plus.  – 1893 Le chauffage, Lefèvre

La houille est le combustible le plus usuel dans notre pays [ndlr: La Belgique]. Nos houilles sont meilleures que les houilles importées de l'étranger. Les dénominations commerciales de gailletteries et gaillettes s'appliquent au charbon en morceaux. Le tout-venant se compose de gaillettes et d'une proportion plus ou moins considérable de menu ou poussière de houille.  – 1913 Livre de la femme de ménage

La question des carburants de synthèse a fait l’objet aussi de patientes recherches. Cette transformation de la Houille en carburant, par l’hydrogénation sous haute pression des gaz des fours ou du gaz pauvre en présence de catalyseurs appropriés, paraît bien devoir être d’une réalisation industrielle très prochaine. On a même présenté la fabrication du carburant synthétique comme la réaction de l'industrie houillère contre les progrès du pétrole, celui-ci devant être supplanté un jour dans les pays continentaux, producteurs de Houille ou de lignite  – 1935 Dunlop

En chiffres ronds, la France consomme 80 millions de tonnes de charbon par an. Grâce au bel équipement de ses Houillères et à l’effort magnifique de ses mineurs, elle arrive, malgré la structure ingrate de ses gisements, à extraire environ 60 millions de tonnes de charbon de son sol. Il lui faut donc, bon an mal an, importer 20 millions de tonnes de charbon de l'étranger dont le paiement, en devises, pèse lourdement sur notre balance commerciale Dans ces conditions, il importe d’économiser, avec la plus grande attention, le charbon que nous utilisons en France: il y va de l’intérêt de tous et de notre porte-monnaie en particulier. Or, la quantité de charbon que nous utilisons annuellement en France pour le chauffage et la cuisine est de l’ordre de 20 millions de tonnes, soit le quart de la consommation totale. Il y a donc un très gros intérêt à pousser, au maximum, l’économie de charbon brûlé dans nos appareils de chauffage et de cuisine, lesquels sont au nombre d’environ 16 millions Depuis 1946 l’extraction du charbon en France est nationalisée et confiée à des organismes où sont représentés à la fois l’Etat, les utilisateurs et le personnel. Ceux-ci sont appelés « Houillères de Bassin », qui sont groupées à leur tour sous l’égide des Charbonnages de France. Ces houillères de bassin font vire annuellement plus d’un million de personnes, sans compter celles travaillant dans les industries annexes de transformation ou d’utilisation. Elles ont produit, en 1958, 59 millions de tonnes.  – 1959 Chauffage Moderne au charbon

On reconnaît les différentes catégories de charbon d'après leur façon de brûler: Certains s’agglomèrent et gonflent en brûlant, on les qualifie de gras; Ceux qui ne gonflent pas sont qualifiés de maigres ou secs; Certains donnent des flammes très longues, ce sont les flambants. L’appellation « flambant sec » désigne un charbon qui donne de longues flammes mais ne gonfle pas. La norme française classe les charbons en 8 catégories en plus des produits artificiels tirés du charbon (coke, boulets).  – 1962 Arts ménagers

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Statistiques de la production de charbon en France de 1813 à 1836 (1839 Pelouze)

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Mineurs de Charleroi (1867 L’illustration N°1245)

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Production de houille en Europe (1867 L’illustration N°1276)

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Transport de la houille en wagons trainés par des hommes (1873 La France industrielle)

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Descente d’un cheval dans la mine au 19<ème> siècle (1957, Le charbon N°18)

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Prix comparés des différents combustibles (1893 Le chauffage, Lefèvre)

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Les différents types de houilles et charbons anglais (1897 Allainguillaume)

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Les produits de carbonisation de la houille. (1935 Dunlop)

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Carte des bassins houillers français (1959 Chauffage moderne au charbon)

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Appellations des charbons (1959 Chauffage moderne au charbon)

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Prévisions de Production des houillères Lorraines pour 1960 (1956, Houillères Lorraines)

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Charbon calibré (1962 Arts ménagers)