Visitez notre WebApp cliquer ici

Hotte

Voir aussi : Avaloir

La hotte est la partie en forme d’entonnoir ou de pyramide qui a pour fonction de collecter les fumées d’un foyer de cheminée ou d’un fourneau et de les diriger vers le conduit de la cheminée. Dans le 3<ème> quart du 19<ème> siècle, « Avaloir» désignera plus précisément la hotte de cheminée, et apparaitra la hotte de cuisine (aussi dite hotte d’évaporation), destinée à évacuer les vapeurs et odeurs de cuisson.

La partie du dedans s'appelle la hotte de la cheminée.  – 1690 Dictionnaire Furetières

La règle certaine, en fait de cheminée, est que l’air s’accélère d’autant plus dans un tuyau, que l’entrée en est plus large: mais comme les Cheminées plates ont prévalu, c’est aux Architectes à ménager une hotte, la plus grande qu’il fera possible: et pour cela ils ne doivent pas craindre de prendre un pouce ou deux du terrain de la chambre, et sacrifier quelque petit avantage à celui de ne point avoir de fumée.  – 1765 Dictionnaire de l’agriculteur

La hotte de la cheminée, qui joint le manteau au canal vers l'enchevêtrure.  – 1762 Fourneau

La hotte portée sur une plate-bande soutenue par des corbelets, rejoindra le tuyau de la cheminée à 4 ou 5 pieds de hauteur.  – 1803 Mémorial de l’officier du génie N°1, fours militaires

Hotte mobile, également en tôle.  – 1813 Picard

Une hotte doit couvrir tous les fourneaux, afin de recevoir la fumée de chaque foyer.  – 1823 Cuisines communes dans les casernements, mémorial de l’officier du génie

Hottes des cheminées. Espèce de manteau de plâtre ou de mortier, ordinairement de forme quadrangulaire, suspendu au-dessus du foyer pour recevoir la fumée qui s’en dégage.  – 1824 Le petit fumiste

La forme ronde du foyer des cheminées fut pourtant bientôt abandonnée, et c'est alors que l'on construisit ces immenses cheminées à hotte.  – 1869 Art du chauffage, Figuier

Hottes en tôle.  – 1888 Allez frères

La partie supérieure du tuyau est d'une seule pièce rivée et reliée à la hotte proprement dite.  – 1898 Aucamus

La construction même des fourneaux de cuisine et la façon dont on s'en sert impliquent de rechercher un moyen quelconque d’évacuer à l'extérieur les odeurs, les vapeurs et les fumées qui peuvent se dégager des aliments qui cuisent ou du fourneau lui- même. Il importe que cette évacuation soit aussi complète que possible, car il n'est rien d'aussi désagréable que d’entrer dans un appartement dans lequel les odeurs de cuisine se sont répandues. On construit donc à cet effet des hottes dites d'évaporation, directement au-dessus du fourneau de cuisine. Nous ne parlerons que pour mémoire des petites hottes en tôle que l’on emploie. Elles sont en tôle mince et de faibles dimensions; leur forme rappelle celle des hottes que nous allons décrire, et leur usage est très peu répandu. Dans la grande majorité des cas, les hottes se bâtissent sur place et sont constituées par des paillasses en fer et plâtre maintenues par une armature en fer scellée dans les gros murs et les plafonds. Une hotte affecte la forme d'un entonnoir renversé, et c'est dans son intérieur que s’accumuleront les vapeurs, buées, fumées plus ou moins odorantes avant de s’échapper dans un conduit spécial débouchant sur les toits et construit d'une façon analogue à celle des conduits de fumée La pratique a consacré une hauteur invariable pour le dessous du bandeau des hottes et l’a fixée à lm 70 du sol. Cette hauteur, en effet, permet, dans la grande majeure partie des cas, au personnel des cuisines de ne pas se heurter la tête en s’approchant du fourneau.  – 1905 Traité de fumisterie, Maubras

Hotte en tôle pour fourneaux.  – 1901 Reveilhac

Supprime l'emploi de hottes fixes ou rabattantes, permettant l'évacuation, dans la zone de tirage des mauvaises odeurs de graisse.  – 1923 Genevée Fréteval

Hottes ou capotes de forges en tôle forte, noire ou galvanisée de toutes dimensions et de toutes épaisseurs de tôle.  – 1930 Thivolet

alt-a-titre

Hotte de forge (1898 Aucamus)

alt-a-titre

Hotte de cuisine (1905 Traité de fumisterie, Maubras)