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Gueux

Voir aussi : Brasero , Chaufferette

Le gueux est une sorte de brasero ou de chaufferette, en général en terre cuite.

Pendant que j'attendais le gardien qui avait été chercher les clefs, je vis passer devant moi quatre ou cinq servantes, qui, à grand-peine, soutenaient dans leurs bras des piles de chaufferettes: non point la chaufferette élégante dissimulée dans une boule pleine d'eau chaude, sous une tapisserie; non point la chaufferette recouverte en tôle et garnie de poussier brûlant, mais la bonne chaufferette classique, le pot, le gueux où brûle un morceau de tourbe et qu'abrite une boîte ouverte d'un côté et percée en dessus à coups de tarière. Ces petits meubles primitifs, d'où s'échappait un parfum peu rassurant, sont destinés aux belles dames de la Haye qui craignent le froid aux pieds pendant le service divin.  – Maxime Du Camp, En Hollande, lettres à un ami p. 30, 1859

On retrouve aujourd'hui le focone des Italiens en Espagne et dans le midi de la France. Il n'est pas même entièrement connu dans le nord de la France: c'est, sous une forme grossière et populaire, le gueux des pauvres habitants et des marchandes à la halle de la ville de Paris.  – 1869 Figuier art du chauffage

On a retrouvé une de ces chaufferettes en terre rouge dite gueux, et l'on suppose que la pauvre vieille s'était endormie dans son fauteuil ayant sous les pieds ce gueux qui a mis le feu à ses vêtements,  – Dictionnaire Littré 1872, trouvé dans: le Droit, 10 nov. 1871

La chaufferette, que l’on rencontrait souvent dans la cuisine, servait à la fois à réchauffer les plats et à se chauffer les pieds. Celles-ci se sont conservées jusqu’à nous, on les appelle encore des gueux. Mais comme ces gueux présentaient un danger constant et mettaient souvent le feu aux jupons des femmes qui s’en servaient, on eut l’idée de les munir d’un couvercle, c’est ainsi que prit naissance le chauffe-pied encore en usage de nos jours.  – 1900 Musée rétrospectif du chauffage

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Gueux (1893 Piedselle)