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Fourneau belge

Voir aussi : Poêle Belge , Poêle Flamand

A partir de 1815, l’amélioration des voies de navigation facilita l’arrivée de charbon du Borinage, et en particulier du « Flénu », brûlant facilement. Par la même voie arrivèrent des fourneaux permettant de l’utiliser économiquement. Dans ces appareils dits « Belges », la combustion se fait dans un pot en fonte conique équipé d’une grille, et conçu spécialement pour l’usage de la houille. C’est la construction du pot, sa simplicité de fabrication et sa capacité à brûler du charbon qui fit leur succès. Les premiers modèles, décrits en 1839, comportent déjà tous les éléments qui en firent le succès: le pot du foyer se situant sur le côté d’un grand four-étuve, une circulation des gaz chauds entre le plafond de l’étuve et la taque. Ces fourneaux, qui furent aussi appréciés en Angleterre (Fabriqués en 1841 sous le nom d’Anglo-Belgic cooking stoves, par Ottam et Halley, Oxford street à Londres), s’allégèrent ensuite, reçurent des pieds à la place du socle en maçonnerie et se diversifièrent rapidement en poêles Belges, Flamands, Flamand- Parisiens et Parisiens.

Un fourneau qui est fort utilisé en Belgique a été introduit ici, avec quelques légères améliorations. Il unit une grande économie en carburant avec une extrême simplicité de construction. La figure 10 représente un poêle de ce type: A, B, C, D est une caisse en fer rectangulaire; E, F est un couvercle en fonte, avec un conduit entre elle et la caisse en dessous, qui s’étend sur toute la partie supérieure de la caisse. G est le couvercle du pot à feu en fonte, formé comme un creuset, représenté en coupe dans la figure 11; et H, I, sont deux couvercles, qui, après avoir été retiré, admettent, dans leurs ouvertures, des ustensiles de cuisine. K et L sont deux portes qui ouvrent et permettent de mettre ce que l’on veut dans la grande étuve qui forme le corps du poêle. M, N sont des trappes pour enlever la suie, et O la buse du carneau vers la cheminée. Le pot à feu Z (figure 11) reçoit le combustible à travers l'ouverture G: quand il est rempli avec du coke, et lorsque le feu est allumé, les gaz chauds, la flamme et la fumée passent par l'ouverture y, sur le côté, et le long du carneau, sur toute la longueur du poêle, ce qui rend la partie supérieure du carneau, E, F, suffisamment chaude pour effectuer sur elle toutes les opérations ordinaires de la cuisine. Le pot à feu Z devient rouge; et peut non seulement griller la viande par sa chaleur rayonnante, mais à l’autre extrémité de la grande étuve, dont la température est inférieure à celle à proximité immédiate du pot, la cuisson peut s’effectuer facilement. L'air servant à la combustion du combustible pénètre dans le fond du pot à travers une ouverture X. En ce qui concerne l'économie de combustible, il dépasse presque tous les autres fourneaux de cuisine; Il consomme une très petite quantité de combustible. Il est également beaucoup plus simple dans son fonctionnement que de nombreux appareils ayant de de plus grandes prétentions  – 1839 Encyclopaedia Metropolania, traduit de l’anglais

L’ancien fourneau en briques avec ses dalles de faïence et ses nombreux inconvénients disparaît peu à peu, au grand regret de nos vieilles cuisinières. A sa place, on voit se dresser un nouveau système de fourneaux importés de la Belgique, qui, à l’élégance et à la solidité, joignent l’économie et la salubrité. Ils peuvent se chauffer au bois comme au charbon de terre, avantage que n’avaient pas les autres.  – 1866 Mlle Madeleine cuisinière bourgeoise et économique

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Fourneau Belge à pot conique, figure 10 (1839 Encyclopaedia Metropolania)

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Fourneau Belge à pot conique, figure 11 (1839 Encyclopaedia Metropolania)