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Fourneau Harel

Au début du 19<ème> siècle, Charles Harel fut un des premiers philanthropes à s’intéresser à la cuisson des aliments pour la population ouvrière de Paris. Son fourneau potager, ainsi que sa coquille à rôtir furent construits à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. Leur construction, qui faisait appel à la terre cuite était particulièrement simple et le prix de vente extrêmement réduit les mettait à la portée de la plupart des ménages. Ils consommaient peu de bois ou de charbon de bois, par comparaison à la cuisson dans une cheminée.

Le Poêle fourneau. Il ne diffère du fourneau potager qu’en ce que le foyer est plus large et plus élevé, pour qu'on puisse y brûler du bois il convient bien pour les cuisines froides ou humides, parce qu’en y faisant le pot au feu, comme dans le fourneau a charbon, on sera beaucoup mieux chauffé que par le feu de cheminée, en brûlant quatre fois moins de bois. Les mêmes marmites et autres accessoires, allant sur le fourneau à charbon et sur le poêle, on peut se servir du premier pendant l'été, et du second pendant l’hiver  – 1831 Description des divers appareils propres à économiser le temps et le combustible, Harel

Fourneau potager d’Harel. La figure 14 est une élévation de l’appareil. La figure 15, une coupe verticale de la marmite. La figure 16, une coupe du fourneau en supposant qu’on ait enlevé la marmite. A, porte du cendrier. B, porte du foyer. Ces portes sont de deux espèces: l’une est en terre cuite, l’autre a la forme d’une cafetière; on se sert de cette dernière pour chauffer de l’eau. CC, espace dans lequel circule la fumée avant de se rendre dans la cheminée D. E, marmite en poterie, recouverte extérieurement et à la partie inférieure d’une feuille de tôle. F, casserole en fer-blanc qui repose sur les bords de la marmite par trois oreilles. G, autre casserole qui se place sur la précédente. H, vase cylindrique en fer-blanc à double enveloppe; il renferme un diaphragme I au tiers de sa hauteur, et on le ferme par un couvercle K; ce seau repose sur les bords supérieurs de la marmite et embrasse les casseroles F et G; lorsqu’il est retourné, il n’en embrasse qu’une seule. Voici de quelle manière on emploie l’appareil que nous venons de décrire. Après avoir mis la viande et l’eau dans la marmite, on allume le feu dans le fourneau, et on fait écumer; on remplit ensuite le fourneau de charbon; on met dans les casseroles F et G les ragoûts qu’on doit préparer, et dans la partie supérieure du vase enveloppant, des pommes de terre ou d’autres légumes et de l’eau; on ferme les portes du foyer et du cendrier, et on abandonne l’appareil à lui-même; après quatre heures, le pot au feu, les ragoûts et les légumes sont cuits.  – 1848 Traité de la chaleur, Péclet

Il y a plus de petites cuisines que de grandes; aussi plusieurs inventeurs se sont-ils appliqués à construire des appareils de chauffage capables de produire une bonne température, et de servir en même temps à préparer les aliments à l’usage des ménages très-nombreux, qui sont obligés de faire en hiver la cuisine dans la chambre même ou la famille se tient habituellement, pour travailler. Le plus répandu de ces appareils a été longtemps en grande faveur sous les noms de fourneau Harel ou fourneau économique. Ce n’est pas un fourneau dans le vrai sens de ce terme; c’est un poêle ordinaire, de forme ronde ou carrée, dont le tuyau, au lieu d’être droit et de sortir de la partie supérieure, est coudé à son point de départ pris dans la partie postérieure, opposée à la porte du foyer. Le dessus du poêle ordinaire est remplacé par une cavité fermée d’une forte plaque de tôle; sur cette plaque est posée une grande capsule également en tôle, munie de deux poignées en bois, afin de pouvoir la déplacer facilement à volonté. Dans cette capsule est établi un bain de sable, chauffé par le foyer dont il reçoit toute la chaleur; le pot-au-feu et plusieurs casseroles y peuvent être placés sans embarras; le repas est ainsi préparé, sans autre dépense en combustible que celle qui serait indispensable pour se garantir du froid. Les étuves-cuisinières de petites dimensions, moins embarrassantes et plus économiques, ont remplacé dans un grand nombre de ménages le fourneau Harel  – 1861 Belèze, Le livre des ménages

Pour plus d’information sur Charles Harel, voir Petite Histoire des Rôtissoires par Jacques Jumeau

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Fourneau potager Harel (1848 Traité de la Chaleur, Péclet)