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Flénu

Voir aussi : Houille

Dans ce petit hameau situé entre Frameries et Quaregnon, dans le Borinage, l’exploitation de la houille commence en 1405, par le fonçage de deux puits dans un bois pour le compte des chanoinesses du Chapitre de sainte Waudru à Mons. Le charbon gras, inflammable et de bonne qualité, qui sera extrait de ce lieu, puis progressivement, des localités environnantes de Cuesmes, Frameries, Wasmes, Pâturages, Quaregnon et Jemappes par les diverses sociétés charbonnières reçut le nom de « Flénu ». Cette qualité de houille fut la plus exportée en France, en grande partie par le canal reliant Mons à Condé sur Escaut, avant que les mines du Nord (Anzin) la remplacent.

En Germinal an 4, entre Quiévrain et Mons, il y avait 58 sociétés avec 65 fosses en extraction et 25 machines à vapeurs. Trente sociétés étaient en activité sur les 58 et produisaient 25.000 quintaux par jour; les neuf ou dix compagnies au travail sur le Flénu tiraient 10.800 quintaux par jour.  – 1965 Statistiques sur les mines du Hainaut

Le véritable centre du bassin [minier de Mons] se trouve sous la montagne dite du Flénu dans les communes de Jemmapes et Cuesmes Le rocher houiller est presque partout recouvert par des terrains de formations qui lui sont postérieures, et que les mineurs du pays appellent morts-terrains; on ne les voit paraître à la surface que dans peu d'endroits, tels que sur la croupe de la montagne du Flénu, vers Quarégnon, et dans le fond des petits vallons qui se trouvent au sud des villages de Pâturages, Wasmes, Warquégnies, et dans le bois de Boussu, à l'ouest de Mons C'est surtout parce qu'à une grande pureté et aux qualités ordinaires des charbons légers très inflammables, le flénu réunit à un degré variable, suivant les exploitations qui le fournissent, celles des charbons collants et tenant bien le feu, qu'il est arrivé à la haute réputation dont il jouit assez généralement aujourd'hui On a extrait annuellement [du bassin de Mons], depuis un assez grand nombre d'années, terme moyen 12, 250, 000 quintaux métriques de houille, représentant une valeur de 14 millions de francs; presque la moitié en est exportée en France par le canal de Mons à Condé Les houillères au couchant de Mons présentent trois espèces de houilles bien distinctes: ce sont, la houille dite flénu, qui tire son nom de la localité où l'on a exploité d'abord la houille grasse et la houille maigre On l'emploie principalement dans les foyers, à chauffer les chaudières, pour en extraire le gaz hydrogène carburé qui sert à l'éclairage, et pour chauffer les appartements.  – 1839 Pelouze, éclairage au gaz

Au centre du bassin [de Mons] on trouve un charbon désigné sous le nom de Flénu, qui a acquis une grande réputation. Le Flénu est brillant, bien taillé en rhomboïdes obliques; les faces portent des stries caractéristiques; il ne se réduit pas en poussière, mais en fragments à surface lisse. Il est facile à embraser, et brûle avec une flamme longue, vive et claire; Il renferme très peu de cendres et de pyrites, et donne que peu de mâchefer; il est assez collant pour que le menu ne passe pas à travers la grille, mais pas assez pour s’agglutiner de manière à intercepter le courant d’air; toutes ces conditions réunies forment du Flénu le meilleur charbon pour grilles. Le coke du Flénu est moins serré et moins dur que celui qui provient des charbons durs et de fine forge Le Flénu est le seul charbon de de Mons qui arrive à Paris en grande quantité  – 1843 Traité de la Chaleur, Péclet

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Charbonnages du Haut Flénu (1854 Lettre )