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Etuve à la Flamande

Voir aussi : Poêle Belge , Poêle Flamand

Aussi : Etuve Flamande

C’est le nom ancien de ce qui sera ensuite appelé poêle Belge et poêle Flamand, dont le pot est en fonte, conique ou sphérique, et qui brûlent de la houille. Cette appellation disparaitra vers 1860-1870. En Belgique ils deviendront des Poêle-vases pour les modèles sans four et des poêles Belges, Flamands, ou de Louvain pour modèles avec four, aussi dits étuve-cuisinières en France. Dans le wallon de la région de Mons et du Hainaut français une étuve est encore de nos jours synonyme de poêle.

Pots d’étuves de toutes dimensions.  – Brachot, 1830

Les fourneaux belges, en fonte ou en tôle, connus sous le nom d'étuves-cuisinières, admettent pour combustible le coke ou le charbon de terre, brûlé sur une grille convenablement disposée. Ils n’ont qu’un seul foyer, dont l’ouverture peut être augmentée ou diminuée à volonté; mais on peut placer sur la table de fonte, échauffée par dessous, plusieurs casseroles, qu’on approche ou qu’on recule du foyer. Autour de celui-ci sont disposés un ou deux fours pour les rôtis, les daubes ou les pâtisseries, et un réservoir où il est facile d’entretenir constamment de l’eau chaude pour les besoins du ménage. Un tuyau plat, horizontal, terminé par un second tuyau de tôle semblable à celui d’un poêle ordinaire, donne issue à la fumée par le tuyau de la cheminée. Ce genre de fourneau est très-commode et très-économique; mais il a l’inconvénient d’élever considérablement la température de la cuisine: aussi ne peut-il être établi que dans un local assez vaste et bien aéré.  – 1861 Beleze le livre des ménages

Les petites étuves à la flamande sont évidemment préférables au fourneau dit économique de Harel, qui pour cette raison n’est presque plus usité
Ces étuves, dans lesquelles on ne peut brûler que du charbon de terre ou du coke, forment une autre série de poêles dont l’usage n'est général que dans le nord de la France. On en fabrique de la plus grande élégance, qui ne déparent point un salon richement meublé; d'autres excessivement simples, d’un prix qui les met à la portée des ménages les plus modestes, sont néanmoins établis d’après le même principe. C’est toujours un récipient en fonte de fer, nommé pot, dont le fond est remplacé par une grille, et dans lequel est placé le combustible. Le pot de l’étuve est supporté par un cylindre en tôle, supporté lui-même par trois pieds, ordinairement en cuivre jaune. Le bas est occupé par un cendrier en forme de tiroir. Le pot communique avec la cheminée par un tuyau plat; pour obtenir un meilleur tirage, on introduit dans le bout du tuyau plat horizontal, muni d'une ouverture à cet effet, un second tuyau droit qui monte à la hauteur de deux mètres dans la cheminée. On comprend que, pour construire des étuves de luxe, il suffit d'enfermer tout cet appareil dans une enveloppe de tôle ornementée à volonté, et dans laquelle est ménagée une porte grillée qui correspond à l’ouverture du pot de l’étuve  – 1864 Hygiène et économie domestique

Le pot, le cendrier, le tuyau plat et toutes les parties essentielles qui constituent l’étuve, subsistent dans l’étuve dite cuisinière; elle a de plus une vaste caisse de tôle percée, d’ouvertures faisant fonction de fourneaux. Ces trous placés à proximité du pot qui contient le combustible allumé, reçoivent plusieurs casseroles; les rôtis et une partie des mets sont cuits dans les fours disposés sur les côtés, et un peu plus bas que le pot de l’étuve.  – 1864 Hygiène et économie domestique

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Etuve à la Flamande dite Poêle vase (1924 Demoulin)