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Essence

Voir aussi : Naphte , Gaz d’essence

A partir des premières années du 20<ème> siècle, l’essence automobile commença à devenir un produit standard. Elle est alors vendue sous les noms de Moto-Naphta, Stelline, Moteurine etc. Elle se caractérise par un poids de 680 à 760 grammes par litre, est très inflammable, et est totalement volatile dans la paume de la main. Il fallut un certain temps pour que soient inventés des appareils domestiques pouvant l’utiliser. L’essence, et surtout le gaz d’essence, obtenu par vaporisation de l’essence sous une légère pression dans un injecteur fut un des systèmes les plus fréquent dans les réchauds portatifs et les fers à souder, mais il fut aussi employé quelquefois dans les cuisinières et appareils de chauffage domestique. Cependant l’inflammabilité de l’essence resta toujours le point critique de ces appareils. Ces appareils ne se développèrent pratiquement qu’après 1918 en France.

Le nombre d’exposants qui ont présenté des appareils à essence est très considérable. Peu d’entre eux parviennent à la brûler sans odeur. Néanmoins l’emploi dans les classes populaires s’en répand énormément à cause du prix peu élevé de la matière. Nous croyons de notre devoir cependant de ne pas encourager l’emploi de produits aussi inflammables, aussi dangereux à manier dans des ménages où généralement l’espace fait défaut pour emmagasiner ce produit. Le pétrole, au contraire, depuis ces dernières années surtout, pour les raisons que nous avons citées plus haut, offre plus de sécurité.  – 1878 Rapport belge sur l’exposition de chauffage

La Nouvelle Rôtissoire-Grilloir construite après de minutieuses recherches, est plus simple que les systèmes déjà parus et remplace très avantageusement le gaz de houille Grâce à la grande quantité d'oxygène qui s'introduit dans le brûleur, on obtient un gaz bleu donnant une chaleur d'environ 300 degrés, réglable à volonté, saisissant très bien les viandes, faisant des rôtis parfaits avec une dépense d'essence rectifiée variant de 3 à 7 centimes l'heure.  – 1919 Driard

Grâce à cette invention et aux perfectionnements y apportés par L. Liotard Ainé, celui qui aime sa maison peut lui apporter cet ornement superbe qui s'appelle la lumière. Les vieux systèmes tombent abattus par le souffle de l'industrie nouvelle, les lampes à pétrole et à essence deviennent primitives, pâlissent et disparaissent sous la clarté victorieuse de ce nouvel éclairage, comme jadis l'huile et les chandelles furent vaincues par le pétrole et l'incandescence.  – 1920 Liotard

Essence ordinaire. Jusqu’à 1800 on obtient l’essence ordinaire. C’est celle qu’on trouve couramment dans le commerce de détail et qui sert pour l’éclairage dans les petites lampes à éponge. On l’emploie beaucoup pour le dégraissage des étoffes et pour l’extraction des corps gras, concurremment avec la gazoline.  – 1922 Le pétrole, Deutsch de la Meurthe

Le chauffage par le gaz d'essence d'automobile (qualité tourisme) ou de pétrole est incontestablement le plus pratique, le plus simple et le moins coûteux qu'il soit, là où il n'y a ni électricité, ni gaz. Il est tout indiqué pour répondre aux divers besoins impérieux des pays dépourvus de lumière et des colonies. Les praticiens de ce mode d'éclairage et de chauffage savent que son point délicat a toujours été l'encrassement de l'injecteur. Il y a deux manières d'installer les becs et les réchauds à postes fixes:
l° A pression. C'est-à-dire avec un réservoir solidement construit dans lequel on compresse de l'air à l'aide d'une pompe à bicyclette, en réglant la pression par le manomètre, ce réservoir pouvant être placé en contre-bas des appareils et relié à ces derniers par un tube malléable de cuivre rouge recuit.
2° A chute. C'est-à-dire avec un réservoir placé au-dessus des appareils, le poids du liquide donnant la pression. Dans ce cas la chute devra être d'au minimum 3 métrés. Le réservoir est relié aux appareils par un tube malléable de cuivre rouge recuit.  – 1926 Succès

Réchauds à gaz essence. Ces nouveaux modèles portent au dernier degré de perfectionnement les réchauds à gaz d’essence. L’allumage de ces appareils est immédiat et sans aucune manœuvre: on présente l’allumette, on ouvre le robinet, le réchaud se trouve allumé sans avoir à intervenir à nouveau, tout risque d’erreur est supprimé. D’un fonctionnement très robuste, ce réchaud constitue le système le plus économique à ce jour si l’on considère qu’un litre d’essence fait 9 heures par brûleur. La dépense mensuelle de carburant, pour un ménage de 2 personnes utilisant cet appareil pour tous les besoins du ménage est d’environ 10 litres, soit environ 20 francs. Sans danger.  – 1935 Azurea

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Cuisinière à gaz d’essence (1920 Liotard)