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Dalesme (Machine de)

Voir aussi : Poêle de Thilorier , Cheminée-poêle à flamme renversée

Aussi : Dalême (Machine de)

Le poêle d’André Dalesme, qui fut présenté à la foire de Saint-Germain près de Paris, [vraisemblablement en 1685], était présenté comme une solution pour eviter la fumée. Il y fut remarqué par M. Justell, secrétaire de la Royal Society à Londres, qui en fit un rapport repris dans les Tranctions Philosophiques en 1686. Il y faisait prendre à la fumée un trajet descendant. Cette technique, dite du siphon inversé avait déjà été utilisée par Franz Kesslar en 1618 dans une des cheminées décrite dans son « Espargne bois»

Mr. Dalesme, Enginier, prosecuting his discoveries, has found out a Machine  – 1686 Philosophical transactions

Dalesme, en 1681, jeta la première idée du poêle sans fumée, qu'il nomme furnus acapnos, et dans lequel la fumée est obligée de descendre.  – 1801 Guyton Poêles

En 1686 M. Dalesme imagina un nouveau poêle, où, par un courant d'air bien ménagé, il forçait la fumée de descendre dans le brasier,  – 1770 Vincent de Montpetit

Cette machine, pour empêcher la fumée, est composée de plusieurs tuyaux de fer qui s'emboîtent l'un dans l'autre, et qui se tient droite sur une espèce de trépied fait exprès.  – 1780 Encyclopédie méthodique, Arts et métier mécaniques, Fumiste

Machine qui consume la fumée, inventée par M. Dalesme. Monsieur Dalesme a inventé cette année une machine portative propre à brûler toutes sortes de bois dans une chambre sans qu'il y fasse de fumée. C’est un tuyau recourbé, dont les deux ouvertures regardent en haut; l'une des branches de ce tuyau est fort courte depuis sa courbure, et sert de foyer.  – Extrait du Journal des Sçavans du Lundi 1er Avril 1686, dans cité dans Documents pouvant servir à l’histoire du chauffage

En 1686, M. Dalesme imagina un nouveau poêle, ou par un courant d’air bien ménagé il forçait la fumée de descendre dans le brasier, et de s’y convertir en flamme. Comme cette invention débarrassait de l’incommodité de la fumée, et qu’on la croyait plus propre à échauffer un appartement, on s’empressa de la mettre en usage; mais on s’aperçut bientôt que ces poêles devenaient pernicieux, et que, quoiqu’ils ne chargeaient point l’air d’une fumée grossière, ils le chargeaient d’exhalaisons plus subtiles et en même-temps capables de nuire aux personnes qui les respiraient.  – L’art du Poêlier, 1789

C'est aussi vers cette époque, en 1680, que Dalesme proposa le poêle en fer battu à flamme renversée.  – 1873 Joly, traité du chauffage

Cet appareil consiste en un vase de fonte, fermé à la partie supérieure par une grille sur laquelle on place le combustible, et qui communique inférieurement avec une cheminée dans laquelle l’air de la pièce ne peut pas pénétrer directement. On commence, avant d’allumer le combustible, par introduire dans la cheminée quelques morceaux de papier enflammés; lorsque le tirage est établi, on peut allumer le combustible sur la grille Ces appareils utilisent une grande partie de la chaleur rayonnante, et une grande partie de celle qui est entraînée par l’air brûlé, quand le canal qui le conduit à la cheminée a un développement suffisant. Ces appareils, connus depuis longtemps, ne sont pas en usage.  – 1848 Traité de la chaleur, Péclet

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Furnus acapnos de Dalesme (1686 Philosophical transactions)

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Cheminée-poêle à flamme renversée (1848 Traité de la chaleur, Péclet)