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Couvre-feu

Couvercle métallique se plaçant sur le feu dans le foyer d’une cheminée pour ralentir la combustion.

Et si 1’on ne veut pas se contenter de couvrir le feu dans le cendrier avec les cendres, mais que l’on veuille encore se servir d’un couvre-feu, c’est- à-dire d’une espèce de boîte sans couvercle, de fer-blanc, de tôle, ou de cuivre, dont la construction et l'usage doivent être assez connus, l’on pourra par ce moyen conserver encore plus de chaleur pendant la nuit, et le matin allumer plus facilement et plus promptement son feu, et 1’on n’aura même rien à craindre du feu qu’on laissera dans le foyer, car si après avoir couvert les charbons de cendres, on laisse dessus les bûches étendues en quelque état qu’elles soient, et que l’on mette par-dessus le couvre-feu, qui joignant par tout en bas sur le foyer, ne laissera point ou très-peu entrer d’air dedans, le feu des bûches qui feront dessous, s’éteindra, excepté celui au plus qui appuiera sur les cendres, et celui des charbons qui en seront couverts; Quant au couvre-feu, que l’on peut faire de cuivre, de tôle ou même de fer blanc, ce sera une boîte sans couvercle, longue de deux pieds, large d’environ dix pouces, et haute d’environ six, depuis son ouverture jusqu’au fond, avec une poignée par laquelle on puisse commodément la transporter; il importe peu de combien de pièces cette boîte soit faite, mais si on la fait de fer blanc, il en faudra attacher les feuilles avec des rivets, et ne pas contenter de les souder, car elles ne dureraient pas longtemps attachées les unes aux autres.  – 1714 La méchanique du feu