Visitez notre WebApp cliquer ici

Coulisseau (de rôtissoire)

Lorsque la mode des rôtissoires était à son plein, à la fin du 19<ème> siècle, ces appareils, qu’ils soient en tôle ou en maçonnerie étaient équipés de supports permettant de placer des broches à différentes hauteurs et à différentes distances du foyer.

Dans les consoles [des âtres à rôtir et des rôtisseries] et afin de pouvoir supporter les broches, on perce des trous dans lesquels passeront les coulisseaux.
Le coulisseau est un support que l’on peut manoeuvrer à la main en le tirant ou en le poussant de façon à modifier à sa guise son écartement par rapport à la console qui le reçoit. Comme les broches portent sur ces coulisseaux, leur distance par rapport au feu de la rôtisserie variera aussi, ce qui permettra d’accélérer ou retarder la cuisson.
Les coulisseaux sont de différents genres. Le coulisseau ordinaire (, fiy. 458) se compose d’un fourreau en tôle que l’on scelle dans la brique de la costière et muni d'un cache-joint en cuivre sur le devant. Dans ce fourreau coulisse à frottement dur, une tige en fer portant un talon en fer ou en cuivre. C’est entre ce talon et le cache-joint du fourreau que reposera la broche.
Pour empêcher le fourreau de se desceller à la longue, on rive le cache-joint directement sur la console.
Les figures 459 et 460 représentent successivement un coulisseau à crochet et un coulisseau à double crochet, dont l’usage se comprend. Les broches se supportent mieux en effet sur ces crochets.  – 1905 Traité de fumisterie, Maubras

alt-a-titre

Coulisseau ordinaire (1905 Traité de fumisterie, Maubras)

alt-a-titre

Coulisseau à crochet et coulisseau à double crochet (1905 Traité de fumisterie, Maubras)

alt-a-titre

Coulisseaux à crochet installés sur les consoles d’une rôtisserie (1905 Traité de fumisterie, Maubras)