Visitez notre WebApp cliquer ici

Combustion

A partir du milieu du 19<ème> siècle, avec le développement des poêles à charbon, apparut la notion de feu continu, évitant de devoir recharger continuellement le foyer en combustible, opération fastidieuse et salissante. Les constructeurs commencèrent à étudier de plus près la combustion et les moyens de la ralentir afin de conserver une allure régulière au chauffage. En 1848, l’ingénieur civil B. Martin, de Besancon déposa un brevet pour ce qui semble être le premier poêle à combustion continue, qu’il nomme « Poêle thermo-aéro-clave » ou « poêle calorimetreur ventilateur à chauffage continu et réglé ». Il comporte un réservoir central vertical tubulaire permettant de charger une grande quantité de combustible. A partir de 1870-1880, tous les constructeurs proposèrent des poêles à feu continu. L’étude de la combustion des différents types de charbons et de l’alimentation en combustible firent apparaitre les systèmes à combustion en couches minces, qui permettaient de brûler les gaz de combustion en y insufflant de l’air frais. Vers 1930, commença à se généraliser dans les cuisinières, la circulation des flammes autour du four (dit système Belge), jusqu’alors uniquement utilisée dans les poêles flamands et belges. Elle remplaça le vieux système de chauffage du four par le rayonnement du pot de combustion sur une de ses faces; il en résulta des fours avec une température plus homogène.

« la charge de combustible introduite dans le réservoir placé au centre du poêle descend successivement comme dans un haut fourneau, sur la grille et sert à l’alimenter au fur et à mesure que la combustion s’effectue. La marche du foyer n’éprouve donc pas les intermittences qui existent dans les poêles ordinaires »  – brevet B. Martin, 1848, INPI

Le coke, résidu de la distillation de la houille, est un combustible récent inconnu dans bien des pays son usage est maintenant très répandu dans toutes les grandes villes. Il brûle presque sans flamme et s'éteint à l'air libre, mais il peut se maintenir longtemps en ignition quand il est mis en certaine quantité dans un foyer fermé. C'est pourquoi on l'emploie avec avantage dans les poêles à combustion lente Dans ces derniers temps, une disposition particulière des foyers a permis d'obtenir avec la fonte une combustion lente, ce qui l'a fait adopter à cause de ses autres avantages.  – 1873 Joly

poêle à combustion lente, destiné à brûler exclusivement du charbon de terre maigre, du coke ou de l'anthracite,  – 1882 Reveilhac

Dans la pensée d’élucider la question, il nous a semblé utile de passer en revue tous ces appareils récents et si variés, dits « combustion lente. » Après examen minutieux et impartial de tous les poêles, dits à combustion lente, nous avons dû conclure que, si quelques-uns ont rempli l'une ou l’autre des données du problème  – 1887 Besson

La combustion lente et régulière, le mode de circulation de l'air évitent complètement la surchauffe et les courants froids.  – 1890 Dehaitre

A feu continu et à combustion lente.  – 1893 Musgrave

Le système de circulation localise la combustion dans la partie inférieure de l’appareil, la partie supérieure formant un grand réservoir de combustible.
Au moyen d’un régulateur agissant sur un double tuyau intérieur, on établit à volonté la marche lente ou rapide.  – 1898 Piedselle

La houille maigre convient surtout aux poêles à combustion lente.  – 1898 Aucamus

Poêle à combustion lente type « Salamandre »  – 1925 Larousse

Le four est chauffé par la circulation des flammes au lieu d’être chauffé par rayonnement direct.  – 1927 Godin

Combustion en couche mince chauffage des locaux en feu continu.  – 1929 Arthur Martin

Combustion lente et feu continu.  – 1949 L’économique

Pot boule, circulation des flammes système Belge.  – 1949 Sougland

Suivant la manière dont s’opère la combustion, on distingue:
1/ les poêles à combustion à travers la masse;
2/ les poêles à combustion en couche mince.
Ce dernier type de poêles exige un bon tirage et un raccordement court à la cheminée.
Dans les appareils à combustion à travers la masse, la combustion s’opère à travers la masse du combustible chargé et il est possible, de ce fait, d’obtenir rapidement une allure vive avec une production de chaleur importante. Ces appareils donnent donc de bons résultats en marche intermittente et, comme ils fonctionnent également au ralenti, ils sont indiqués pour les pièces dont les besoins de chauffage sont particulièrement variables.
Dans les appareils à combustion en couche mince, la combustion ne s’opère que sur une partie du combustible. A cet effet, le combustible est chargé dans un magasin qui alimente le foyer par gravité au fur et à mesure de la combustion. On obtient ainsi une très grande régularité d’allure. Ces appareils conviennent bien lorsqu’il s’agit de maintenir toute la journée une température uniforme, l’appareil pouvant être mis la nuit au ralenti.  – Le chauffage moderne, 1959

alt-a-titre

Poêle à feu continu (brevet B. Martin, 1848, INPI)

alt-a-titre

Schéma de poêle à combustion
" à travers la masse " (Le chauffage moderne, 1959)

alt-a-titre

Schéma de poêle à combustion
" en couche mince " (Le chauffage moderne, 1959)