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Coke

Voir aussi : Semi-coke

Aussi : Coak , Coack

En 1709 A Coalbrookdale en Angleterre (environ 60 km au nord-ouest de Birmingham), le maitre de forge Abraham Darby produit de la fonte avec du coke (Coack) à la place du charbon de bois. Cette invention Anglaise, qui sera à la base du développement industriel de la métallurgie anglaise, se développera dès 1737 dans la région de Wearside, mais restera secrète. Elle fut découverte lors d’un voyage scientifique de Gabriel Jars en Angleterre à Tyneside en 1765 et ce n’est qu’en 1773 qu’elle sera présentée à l’académie des sciences.

C’est au Creusot en France, vers 1776 que furent produites les premières fontes au coke. Il est alors nommé charbon de terre, charbon de houille, coak (orthographe anglaise), puis coke. Il est à noter que le vieux patois de la région Liégeoise utilise le mot cokis (pour désigner le charbon de bois). Il sera aussi un résidu de la fabrication du gaz de ville quand celui-ci se développera. Dans les années 1810-1820, existent déjà à Paris des fabricants de coke qu’ils produisent en distillant du charbon de terre dans des fours, et même dans des chaudières et des cornues de fonte, sans en recueillir le gaz ni les autres produits de la distillation, afin de fournir des ateliers métallurgiques. Des applications de chauffage domestique apparaissent, vers 1820-1825 car le coke produit beaucoup de chaleur rayonnante, et ne donne ni mauvaise odeur, ni fumée.

Apparaîtront bientôt deux qualités principales de coke: l’une destiné aux usages métallurgiques, et l’autre, sous-produit de la fabrication du gaz d’éclairage, vendu à bas prix par les compagnies gazières pour le chauffage domestique.

Les Anglais commencèrent il y a environ 30 ans, à faire des essais pour fondre la mine de fer avec du coak (charbon de terre déssouffré). Ces expériences ayant réussi, le procède se répandit bientôt dans toute la Grande Bretagne.  – 1787 Mines du Creusot

D'après un recensement officiel, la fonte est produite en France par 502 hauts fourneaux (comme on a la complaisance de les appeler); sur ce nombre 420 fondent au charbon de bois seul: 34 au bois torréfié ou cru, seul ou mélangé de charbon de bois; 6 marchent alternativement au charbon de bois ou au coke mélangé, et 43 au coke seul ou mélangé de houille.  – 1839 Jobard

La houille grasse à cassure unie se divise facilement en petits cubes, et elle est plus friable que le flénu; elle se gonfle considérablement en brûlant, et le bitume qu'elle contient la fait coller en s'échauffant: elle donne moins de flamme et de fumée que le flénu, mais produit une chaleur bien plus intense; elle est éminemment propre à la forge, à la fabrication du coke pour les fonderies, et pour le chauffage des appartements, parce qu'elle ne répand que peu ou point d'odeur, donne considérablement de chaleur et brûle assez lentement. Pour la fabrication du coke dans les usines, le charbon de Saint-Etienne offre peut-être la meilleure qualité. Il paraît au surplus qu'il y a avantage à y mêler en proportion plus ou moins grande du dur de Mons, ou du moins les durs de Charleroi
Du coke ou charbon de terre, de sa fabrication et de son emploi.
Un procédé de carbonisation de la houille, pour être bien approprié à l'objet que l'on se propose d'obtenir, doit être varié selon l'emploi qu'on veut faire du produit; car telle espèce de coke, très convenable pour les besoins domestiques, le chauffage des appartements, les fourneaux de cuisine, etc., pourrait ne rien valoir pour les fondeurs de métaux, et surtout pour la conversion u minerai en fonte dans les hauts fourneaux, où il faut indispensablement un désoufrement complet de la houille, et donner au produit beaucoup de densité On carbonise les houilles ou dans des fourneaux ou en meules Jadis on donnait aux meules de houille soumises à la carbonisation, la forme circulaire.  – 1839 Pelouze

Le bois, la houille, la tourbe, etc., appartiennent à la première classe; dans la seconde sont compris le coke ou charbon de houille, le charbon de bois, les bri quelles préparées, le charbon de tourbe, etc Le charbon de bois et le coke sont des corps auxquels on a enlevé par la combustion imparfaite les parties volatiles que le Uns et la houille renferment, et d’où ils proviennent.
Ces deux matières se consument sans flamme; seulement, lorsqu’elles sont réunies en niasse dans un foyer.  – 1844 Art de chauffer par le themosiphon

Le combustible, consistant particulièrement en coak, en houille maigre, ou en un mélange bien sec de menu de cette dernière et d’argile.  – 1844 Koninck, poêles Robert White

On appelle coke le résidu charbonneux que l'on obtient par la calcination de la houille en vase clos. Lorsqu'on chauffe la houille, il s'en dégage des produits très-nombreux, et parmi eux le gaz que nous employons à l'éclairage des villes; le coke obtenu par les fabricants de gaz est un combustible de bonne qualité pour l'économie domestique; mais sa faible densité, son défaut d'agglomération le rendent peu propre au chauffage des locomotives et aux opérations métallurgiques. – 1873 France industrielle

Le coke, résidu de la distillation de la houille, est un combustible récent inconnu dans bien des pays il exige des appareils spéciaux et son allumage est plus difficile, mais, dans certains cas où il faut éviter la fumée par tous les moyens, il peut rendre de grands services et son usage est maintenant très-répandu dans toutes les grandes villes.  – 1873 Joly

Nous rappellerons enfin que le principal agent de la production du fer étant le charbon (charbon de bois, coke ou houille), le développement métallurgique d'un pays dépend surtout de la plus ou moins grande facilité avec laquelle on peut se procurer le combustible. Cela explique par exemple, que l’Angleterre et la Belgique ainsi que l'ouest de l'Allemagne, sont des pays métallurgiques par excellence: c'est qu'ils trouvent, en effet, presque partout à la fois le fer et le charbon sur place; tandis que nous sommes loin d'être aussi favorisés en France.  – 1891 La semaine des constructeurs

De nombreuses maisons ont adopté aujourd'hui le coke que les usines, partout où il en existe, livrent à un prix modique, concurrençant avantageusement la houille.  – 1914 Biège chauffage central au coke

Le coke est le produit solide de la distillation du charbon en vase clos. Il s’obtient à partir de charbons riches en matières volatiles et ses qualités dépendent de la nature des charbons et du mode de cuisson.
On distingue notamment:
Le coke métallurgique dit aussi de fours à coke destiné principalement aux hauts fourneaux, le gaz constituant le sous-produit. Ce sont les petits calibres qui sont utilisés dans les foyers domestiques.
Le coke de gaz sous-produit de la fabrication du gaz dans les centrales gazières.
Les semi-cokes produits résultant d’une distillation moins poussée. Ils ont un indice de matières volatiles plus élevé que les cokes et se rapprochant de celui de l’anthracite. Pour utiliser les cokes et semi-cokes, il est indispensable que les dimensions de l’appareil soient prévues en fonction des caractéristiques de ces combustibles de faible densité.  – 1956 Chauffage Moderne au charbon

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Coke industriel Fagaz (1930 ca usine à gar de Verviers)

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Classification des cokes (1956 le chauffage moderne)