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Cheminée Parisienne (aussi dite cheminée à la Lhomond)

La cheminée Parisienne était au départ un rétrécissement de l’âtre avec la possibilité de fermer celui-ci avec un volet métallique mobile inventé par Lhomond. Elle devint ensuite une variante de la cheminée Joly ou Mousseron, avec un foyer hémisphérique en fonte nervurée et récupération de chaleur. Elle comporte une grille à houille, et est équipée d’un souffleur au-dessus de la grille. Elle se monte dans les chambranles des cheminées parisiennes.

Vers 1900 apparaissent des cheminée Parisiennes dites «portatives» se plaçant devant le chambranle et reliée par un tuyau, mais conservant un type de foyer similaire.

En 1823, Lhomond, 36 rue Coquenard, Paris, invente le châssis à rideau qui facilite l'allumage et supprime le soufflet.  – Brevet, dans documents pouvant servir à l’histoire du chauffage

Cette cheminée se compose d'un contre-cœur, et de deux côtés bâtis en briques de champ, réunies par du plâtre. Celles du contre-coeur sont surmontées par des briques debout, presque mobiles, parce qu'elles ne sont jointes ensemble que par très peu de plâtre, et que le moindre effort les déplace: elles se trouvent inclinées en devant et soutenues par une barre de fer pour rétrécir le passage de la fumée. Lorsqu'on veut ramoner la cheminée, ces briques et la barre qui les soutient s'enlèvent facilement, et le ramoneur trouve une ouverture suffisante pour passer. Un châssis de fer, garni de deux plaques de tôle, de 18 à 20 pouces de hauteur, de 16 pouces de large, placé à 8 pouces en avant du contre-coeur, et appuyé sur les côtés, forme le complément du foyer; trois planches de stuc taillées en trapèze, appliquées à la naissance intérieure du chambranle dans son pourtour, viennent s'appuyer sur le châssis, et forment des angles peu inclinés, qui permettent la réflexion de la chaleur dans l'appartement. M. Lhomond a, comme Désarnod, employé un registre vertical pour ouvrir à moitié, au quart, ou fermer à volonté l'orifice du foyer.  – 1828 Manuel du poêlier fumiste

Cheminée de l’Homond. Cet appareil se compose de trois tablettes en stuc inclinées vers le contre-cœur de la cheminée; elles laissent au milieu une ouverture rectangulaire de 0, 50 de hauteur sur 0, 45 de largeur. Cette ouverture se ferme par un tablier mobile, composé de deux volets: celui qui est à la partie inférieure est soutenu par deux chaînes qui passent sur des poulies latérales et qui supportent des contrepoids; ce volet entraîne le premier en descendant lorsqu’il l’a découvert entièrement, et en remontant lorsqu’il l’a couvert complétement, et cela au moyen d’un arrêt du premier volet placé à sa partie supérieure, et de deux arrêts fixés à la partie supérieure et à la partie inférieure du second. Le contre-cœur porte des briques inclinées, maintenues par des barres de fer transversales qui rétrécissent le passage de l’air brûlé, de manière à ne laisser qu’une ouverture de 5 centimètres de largeur. Ces briques, qui sont seulement posées sur les tringles, s’enlèvent pour le ramonage. Le feu se fait dans la chambre, et rarement ces cheminées fument. Mais elles ont un trop grand tirage, elles consomment beaucoup de combustible et produisent une trop grande ventilation.  – 1843 Traité de la chaleur, Péclet

Celle où le foyer est enveloppé de tuyaux ou conduits par où passe l'air pris au dehors, lequel s'échauffe et vient se verser dans la chambre par une bouche de chaleur.  – Dictionnaire Littré, 1863

Lhomond les a encore améliorées en y adaptant un cadre en cuivre, à coulisse, dans lequel monte et descend un tablier ou rideau ayant pour effet, soit de concentrer l’action  – 1864 Dictionnaire des sciences théoriques et appliquées

Cheminées Parisiennes de toutes grandeurs.  – Lepet 1881

Cheminée Parisienne.  – 1890 Manceau et Berdin

Cheminées parisiennes carrée ou rehaussées.  – 1894 Chappée

Beaucoup de fondeurs livrent au commerce des appareils dits cheminées parisiennes. Ces appareils sont analogues au foyer Mousseron avec cette différence qu’ils ne portent qu’une ouverture supérieure sur la cloche.  – 1905 Traité de fumisterie, Maubras

Cheminées parisiennes.  – 1905 Faure

Cheminée parisienne, foyer en terre réfractaire, tuyau derrière avec portes mica, fonte noire.  – 1910 Au Chatelet-Allez frères

Cheminée Parisienne, nouveau modèle.  – 1923 Deville

Cheminée parisienne.  – 1925 Larousse

A feu intermittent et ouvert, tirage direct. Tampon sur le dessus du foyer. Foyer réfractaire pour charbon ou coke avec grille de décendrage.  – 1935 Saint Nicolas

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Cheminée Lhomond (1843 Traité de la chaleur, Péclet)

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Cheminée Parisienne (1890 Manceau et Berdin)

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Cheminée Lhomond modifiée dite cheminée parisienne (1914 Biège )

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Cheminée parisienne mobile (1910 Au Chatelet-Allez frères)