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Chauffage central à vapeur haute pression Perkins

Le développement du calorifère Perkins, qui fonctionne à haute pression est intimement lié au développement des tubes en fer. La fabrication traditionnelle des tubes en fer, à partir d’un fer méplat, replié sur lui-même et martelé par un forgeron jusqu’à ce que les deux replis se soudent entre eux a été longtemps le point d’achoppement des chaudières à haute pression. Ce n’est qu’en 1839 que les frères Gandillot dans leur usine de La Briche, près d’Epinay commencèrent la fabrication industrielle de ces tubes sous licence anglaise. Ces calorifères, bien qu’utilisant des tubes de faible diamètre, faciles à cintrer, n’eurent que très peu de succès commercial dans le chauffage domestique, et il n’y eut que Gandillot à proposer en France de type d’appareil.

Nous devons dire un mot du calorifère Perkins, qui se fabrique en entier avec des tuyaux étirés. On commence à en construire plusieurs à la Briche. Perkins, ce hardi penseur venu d'Amérique pour donner des leçons d'audace industrielle aux Anglais les plus entreprenants, avait déjà fait assez de grandes découvertes pour mériter l'épithète de fou, quand il proposa la circulation de l'eau dans les maisons, à l'instar de la circulation du sang dans les animaux; c'est-à-dire, d'échauffer les dernières extrémités d'une demeure avec la même eau, comme les extrémités des animaux se réchauffent avec le même sang qui vient se calorifier au poumon. Il construisit donc un poumon ou, si l'on veut, un cœur de tubes contournés les uns à côté des autres, en forme de serpentin oblong, dont une branche part d'en bas et une autre d'en haut; le tout ressemble à une corde sans fin lovée dans son milieu. C'est la partie lovée qui se place dans un foyer et reçoit le coup de feu. Ce tube sans fin a environ un pouce de diamètre; il est rempli d'eau en entier, et n'a d'autre ouverture pour le remplir qu'une branche munie d'un entonnoir placé vers le point le plus élevé des tubes qui parcourent la maison dans tous les sens; l'eau échauffée s'élève et va dépenser son calorique par émission, en chassant devant elle l'eau refroidie, qui retourne au fond du foyer, où elle s'échauffe de nouveau pour retourner encore porter sa chaleur aux extrémités Déjà deux ou trois chauffages de ce genre sont établis en Belgique; si la cherté des tubes ne s'était pas opposée à sa vulgarisation, il y serait beaucoup plus répandu. Le grand hospice de Dijon vient de l'adopter, ainsi que plusieurs autres établissements dont M. Gandillot a reçu les commandes.  – 1839 Jobard

Le système proposé et mis à exécution en Angleterre par M. Perkins, exige une beaucoup plus grande quantité de tubes en fer d’une grande épaisseur, et ces tubes ne peuvent, comme ceux de cuivre, se confectionner partout. Ils sont en outre d’un prix très élevé. A Londres ils ne coûtent que 1 franc 25 centimes les 30 centimètres; mais ici ils reviennent, suivant les annonces de M. Gandillot, le seul qui en fabrique en France, à 9 francs le mètre La température des tubes de M. Perkins varie de 66 à 130 degrés centigrades. Dans les lieux qui réclament une chaleur très élevée, tels que dans les étuves, séchoirs, etc., on peut facilement obtenir jusqu'à 200 degrés centigrades.  – 1844 Art de chauffer par le thermosiphon

C’est de 1825 à 1830 que Perkins, ingénieur anglais, fit les premiers essais de chauffage à très-haute pression; divers établissements considérables ont été chauffés dans de bonnes conditions depuis cette époque, en Angleterre, puis eu Allemagne, et enfin eu France.  – 1867 Etudes sur l’exposition, Gazette des architectes et du bâtiment

Un ingénieur anglais, Perkins, proposa, vers 1830, le système dit à haute pression, c'est-à-dire, celui où la température de l'eau dépasse 100°  – 1873 Joly

Le système Perkins est plus dispendieux et moins pratique d'usage.  – 1896 Delaroche

Système Perkins. Avec ce système il est impossible d'isoler le chauffage dans une salle quelconque, puisqu'on ne dispose que d'un circuit unique et continu, de longueur limitée.  – 1898 Aucamus chauffage et ventilation

Chauffage « Perkins » à eau chaude à haute pression. Dans ce système, la chaudière est constituée par un foyer maçonné au milieu duquel est placé un serpentin, en tube d’acier épais, très résistant, traversé par l’eau du circuit. Les surfaces de chauffe sont elles-mêmes constituées de serpentins analogues et constamment traversés par le fluide. Le vase d’expansion est fermé par une soupape à contrepoids. L’ensemble des différents serpentins sont réunis entre eux par des canalisations d’acier de même nature et de même diamètre que les tubes des serpentins. Dans ce circuit fermé à haute pression, la température peut s’élever très haut. Le principe du thermosiphon permet d’avoir toujours une bonne circulation, mais il présente l’inconvénient de ne pas permettre de modérer ou d’arrêter chaque radiateur séparément. Tous les appareils doivent chauffer en même temps. De plus, la haute pression présente un danger d’explosion et d’inondation.  – 1906 Forges d’Audincourt

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Brevet d’Augier March Perkins pour un calorifère haute pression avec régulateur de pression utilisant l’allongement des tubes (INPI 30/11/1840)

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Calorifère Perkins (1844 L’art de chauffer par le thermosiphon, Audot)