Visitez notre WebApp cliquer ici

Charbon de tourbe

Aussi : Tourbe carbonisée

Tourbe ayant subi une réparation similaire à celle utilisée pour la fabrication du charbon de bois.

Aux environs de Liège et d'Amiens, où l'usage de la tourbe est presque général, on est parvenu à en faire un très bon charbon en la cuisant dans des fours faits exprès Dans cette opération, l'on a en vue plusieurs objets: 1° on tend à priver la tourbe de l'odeur très désagréable qu'elle dégage quand on la brûle crue. Cette odeur étant uniquement due à des principes volatils qu'on peut en chasser, il est évident qu'un mode de carbonisation bien conduit peut, sous ce rapport, bonifier considérablement la tourbe; 2° on veut aussi diminuer le poids de ce combustible, et en réduire la masse à la partie utile et calorifiante: c'est ce qu'on obtient en en rapprochant les parties; dès lors, outre la plus grande commodité dans l'emploi, les transports deviennent moins dispendieux; 3° mais on a, par-dessus tout, pour but de rendre la tourbe plus chauffante et même propre, dorénavant, aux travaux métallurgiques.  – 1839 Pelouze, Eclairage au gaz

Le charbon de la tourbe peut s’obtenir, comme celui du bois, par deux procédés différents, par suffocation et par distillation. Ces deux procédés s’exécutent comme pour la carbonisation du bois.  – 1843 Traité de la chaleur, Péclet

On a réussi dans ces derniers temps à comprimer la tourbe récemment extraite pour en préparer un charbon capable de dégager une assez forte somme de chaleur. Mais comme cette préparation ne dépouille pas la tourbe de ses autres défauts, la tourbe carbonisée n’est réellement propre qu'au chauffage industriel; elle n’est pas du nombre des combustibles dont on peut recommander l’emploi pour le chauffage domestique.  – 1864 Hygiène et économie domestique

La tourbe carbonisée ou le charbon de Paris de préférence: ces charbons sont plus économiques et donnent un feu plus doux et plus régulier.  – 1886 Franco américaine de chauffage