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Calorifère à eau chaude de Léon Duvoir

Voir aussi : Thermosiphon , Poêle d’eau chaude , Chauffage central à eau chaude

Le calorifère à eau chaude de Léon Duvoir est à l’origine de tous les appareils de chauffage central à eau chaude.

Louis Baptiste Léon Duvoir, (Paris1806; Paris1863) fils d’un serrurier, ouvrit tout d’abord un commerce de fumiste au 18 place du Marché à Melun, il y invente et fabrique en 1835, une cuve à circulation d’eau destinée au blanchiment du linge (voir rubrique Lessiveuse); Vers 1838, il déménage à Paris, 24 rue Notre Dame des Champs, et dépose en 1839 un brevet pour ce qu’il appelle un calorifère ventilateur hydro-pyrotechnique. Ce brevet fut accepté le 25 Aout 1840. Dans ce brevet sont décrits les poêles à eau chaude, tubes et chaudière fonctionnant par thermosiphon. Très rapidement son système de chauffage connaitra un franc succès, en particulier pour le chauffage des grands édifices comportant de grandes longueurs de tuyauteries, ce que les systèmes à vapeur concurrents ne permettaient pas. Pour répondre aux nombreuses commandes, il fera appel à des investisseurs, et créera, le 7 Juin 1844, au 38 rue Notre Dame des Champs, la société Léon Duvoir-Leblanc et Cie, au capital de 370.000 frs, (Leblanc étant le surnom de sa femme Marie Françoise Cocu). Après le décès de Léon Duvoir, sa veuve continuera l’activité, continua à développer ses calorifères à eau chaude, et en particulier en déposera un brevet en 1869 pour un robinet régulateur ancêtre des robinets de radiateurs. Son homonyme René Marie Grégoire Duvoir, (René Duvoir et Cie, au 5 rue Neuve Coquenard), lui disputera sans succès en 1846 la priorité de l’invention et de l’application du chauffage à circulation d’eau et se spécialisera surtout dans les calorifères à air chaud, en collaboration avec le scientifique Péclet. René Duvoir s’associera avec le centralien d’Hamelincourt, qui lui succèdera, puis vers 1875 les fabrications seront reprises par la société Albaret et Cie à Liancourt dans l’Oise.

Les calorifères à eau chaude sont compliqués, plus chers; mais ils exigent moins de surveillance et donnent des effets plus constants.  – 1844 Pratique de l’art de chauffer par le thermosyphon Audot

Le chauffage intérieur à l’eau chaude à basse pression, est préférable au chauffage à vapeur, parce que les appareils à eau chaude sont beaucoup plus simples, plus faciles à diriger, qu’ils n’exigent point d’appareils d’alimentation, de nettoyage des chaudières, qu’ils s’altèrent moins par l’usage; enfin, parce que la grande masse d’eau qu’ils renferment produit une grande régularité dans le chauffage, malgré les plus grandes irrégularités dans l’alimentation du foyer, et que le chauffage se prolonge longtemps après l’extinction du feu. Deux considérations seulement sont défavorables à ce mode de chauffage: c’est, d’une part, les effets fâcheux qui pourraient résulter d’une fuite dans les tuyaux; en second lieu, la perte de chaleur provenant de la continuité du chauffage. Le premier inconvénient est réel, d’autant plus que les joints des tuyaux à eau sont plus difficiles à rendre étanches que ceux des tuyaux, à vapeur, et que la pression dans les appareils de chauffage est souvent considérable, du moins dans les étages inférieurs. A la vérité, les grands chauffages à eau chaude qui existent depuis longtemps en Angleterre et ceux qui ont été construits depuis quelques années en France par M. Léon Duvoir, n’ont donné lieu à aucun accident grave;  – 1843 Traité de la chaleur, Péclet

Le chauffage à la vapeur est énergique et prompt; mais il porte immédiatement la température au maximum, et dès que l’afflux de vapeur cesse, la température tombe. Le chauffage par circulation d’eau chaude est remarquable, au contraire, par la régularité et la durée de ses effets, l’extrême facilité avec laquelle on peut modérer la chaleur et en régler l’intensité suivant les besoins du moment, par la seule conduite du feu Ce procédé fut porté à un tel degré de perfection qu’un appareil monté par Bonnemain lui-même fonctionne encore au Pecq. De France il passa en Angleterre, où il reçut, de 1830 à 1836, un immense développement pour le chauffage des appartements, et Perkins lui ouvrit encore une nouvelle voie, en imaginant, en 1837, la circulation d’eau à haute pression. Ce procédé revint alors en France, où M. Léon Duvoir lui donna une très-grande impulsion.  – 1864 Dictionnaire des sciences théoriques et appliquées

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Brevet du calorifère à eau chaude de Léon Duvoir (1840)

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Calorifère à eau chaude de Leon Duvoir (1864 Dictionnaire des sciences théoriques et appliquées)

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Calorifère à eau chaude de Léon Duvoir (1844 Pratique de l’art de chauffer par le thermosyphon, Audot)