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Cafetière automatique à bascule

Aussi : Cafetière hydrostatique

Bien avant l’apparition des cafetières électriques, la préparation du café fit naître des systèmes automatiques, coupant le chauffage lorsque la totalité de l’eau bouillante avait traversé le café. En 1827, Nicolas-Félix Durant, fabricant à Chalons sur Marne inventa une cafetière dans laquelle l'eau bouillante s'élèvait, par l'expansion de la vapeur, de la partie inférieure à la partie supérieure, pour se deverser sur le café placé au dessus d’un filtre. Dans cette cafetière automatique le réservoir inférieur remontait lorsqu’il se vidait de son eau pour libèrer un couvercle fermant automatiquement la lampe à l'esprit de vin située en-dessous. Il céda la même année son brevet à Louis François Capy ferblantier à Paris qui en améliora fin 1827 le concept pour réaliser une cafetière automatique révolutionnaire, mais qui ne semble pas avoir rencontré le succès. En Octobre 1844 le parisien Louis Gabet reprit le concept et le simplifia en utilisant le basculement dû à la différence de poids entre deux récipients pour éteindre la lampe à alcool.

Appareil pour préparer l’infusion du café. Le but de notre dictionnaire ne nous permet pas de décrire et de discuter les divers procédés à l’aide desquels on prépare le café; toutefois nous en mentionnerons un qui, fondé sur les principes physiques relatifs à la force élastique de la vapeur, permet de préparer l’infusion de café à la température exacte de 100°, condition reconnue indispensable pour la bonne qualité de l’infusion elle-même L’appareil dont il s’agit peut varier de forme, notre gravure représente l’une des dispositions les mieux conçues. B est un vase en porcelaine contenant de l’eau, il est fermé par un bouchon que traverse un tube D partant de son fond et allant se terminer par une plaque percée de trous F, au fond d’un second vase en verre C, ouvert à sa partie supérieure. Les deux vases sont supportés par une pièce fixée au support général de l’appareil et pouvant basculer légèrement autour du point d’appui. On place le café en poudre au-dessous de la plaque F et on le recouvre d’une seconde plaque également percée de trous; on remplit B d’eau, puis on chauffe avec la lampe à alcool E, dont le couvercle est maintenu par le rebord même du vase. Dès que la température a atteint 100°, la pression de la vapeur fait passer l’eau dans C, le poids de ce dernier vase fait alors basculer un peu l’appareil et le couvercle retombe sur la lampe. Mais aussitôt que la température s’est un peu abaissée, la pression atmosphérique refoule l’eau qui a traversé la poudre de café dans le premier vase B; le café est alors préparé et on peut le soutirer par un robinet qu’on voit en avant de la figure.  – 1864 Dictionnaire des sciences théoriques et appliquées

Appareil [Cafetière automatique AEG] pour la préparation du café, muni d’un déclencheur automatique qui interrompt le circuit dès que l’eau bouillante a été refoulée dans le filtre. Cet appareil se compose de deux récipients: la bouilloire à eau pourvue du dispositif de chauffage et le filtre proprement dit; cet ensemble est monté à bascule sur un pied, de sorte que le poids de l’eau contenue dans la bouilloire assure le contact électrique qui est rompu dès que l’eau est passée dans le filtre.  – L’électricité à l’exposition de 1900

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Cafetière automatique Durant-Capy (1827 INPI)

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Cafetière hydrostatique. La différence de poids entre les deux récipients les fait basculer, ce qui libère le couvercle de la lampe à pétrole qui, actionnée par un ressort, se referme. (1864 Dictionnaire des sciences théoriques et appliquées)

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Cafetière électrique AEG en position de chauffage (L’électricité à l’exposition de 1900)

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Cafetière électrique AEG en position déclenchée: le couvercle à ressort de la lampe a pétrole a été remplace par un dispositif similaire coupant l’alimentation électrique (L’électricité à l’exposition de 1900)