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Brazier

Aussi : Brasier

«un vaisseau large et plat, où on met de la braise pour échauffer une chambre. Chez les grands il y a d’amples brasiers d’argent.»  – 1690 Furetière

Cet appareil de chauffage, très primitif, est connu chez nous depuis le XIIIème siècle au moins. Au commencement du XIVè siècle, on ne connoissoit pas encore l’usage des cheminées chaque famille se rassembloit en hyver autour d’un brazier»  – Gazette littéraire de l’Europe, 1764, t.II, p.14.

les sacristies des églises possédaient toutes des braseros pour fournir de la braise allumée aux thuriféraires. Ces braseros ou réchauds n’étaient souvent qu’un simple bassin muni de deux poignées garnies de bois et posé sur un trépied. On en trouve encore un dans la sacristie de l’église de Beauvais; il est carré et porté sur quatre pieds à roulettes; il est, en outre, surmonté d’un petit toit destiné à condenser la vapeur dégagée par la braise. La hauteur des pieds, qui n’est que de 40 centimètres, indique qu'il n’était pas fait pour se chauffer les mains, mais pour mettre la braise au niveau tic la capsule de l’encensoir. Ce réchaud, très finement forgé, date du quinzième siècle il en existe une reproduction très fidèle dans le Bulletin du Comité des Arts de France, années 1853-1834 Toutefois, au seizième siècle, ce meuble semble avoir été médiocrement en honneur, par suite des nombreuses asphyxies qu’il motiva. Nous sommes, au reste, très exactement renseignés sur ce point par le « Journal de Pierre de l’Estoile » et « La Muse historique » de Loret. Mais cette défaveur ne devait pas être de longue durée, et le brasier, fort à la mode en Espagne, se répandit de nouveau chez nous avec la régence d’Anne d’Autriche et surtout avec l’arrivée en France de Marie-Thérèse. Bussy-Rabutin nous dit, en effet, que, lorsque vers 1569 « le comte d’Olonne organisa une loterie, le prince de Marsillac gagna un brasier d’argent » Cinq sont qualifiés de « braziers d’Espagne », ce qui indique leur origine. Pour montrer en quel honneur on les tenait alors, il suffit de se rappeler que Louis XIV, en 1076, en envoyait un «à douze branches » et en argent ciselé à la reine de Pologne. Malgré cela, quelques années plus tard, en 1689, le même monarque, par son édit somptuaire de novembre, précédé d'ailleurs des déclarations d’avril 1672 et de février 1687, « faisait défense à tous orfèvres et ouvriers de fabriquer, exposer et vendre des brasiers d’argent ».  – 1900 Musée historique du chauffage

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Brasier en faience (1900 musée retrospectif du chauffage)