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Brasero

Aussi : Brazero , Chauffe-Doux , Chariot à feu , Chariot à grille

Au moyen âge, c’est un brazier ou brasier (voir ces mots) Il deviendra brazero, mot d’origine espagnole car après une période où les brasiers avaient disparu en France, ces appareils revinrent, importés d’Espagne.

Le brasero consiste en un récipient ajouré, d’acier, de laiton ou quelquefois de bronze, souvent placé au centre de la pièce, alimenté en braises de bois, ou de charbon de bois. Il n’a pas de raccordement à une cheminée, et peut être rendu mobile par des roulettes. Dans les années 1936 apparut le brasero de terrasse, ancêtre des chauffages de terrasse rayonnants actuels.

Le brasero dont on se sert vulgairement dans les chantiers est le plus souvent cylindrique, en fonte ou en tôle, percé au périmètre et un peu au-dessus du fond de petits trous disposés annulairement; le combustible enflammé remplit la capacité de l’appareil. En Espagne, où la chaude partie de la journée est consacrée au repos, les veilles des soirées se prolongent, et comme celles-ci sont souvent rendues subitement fraîches par les vents passant sur les sierras neigeuses, on combat cette fraîcheur par l’usage du brasero. L’appareil usité dans ce cas consiste en une cuve en métal, circulaire, peu profonde, dans laquelle on met de la braise de boulanger; on recouvre celle-ci d’un peu de cendres que l’on tisonne de temps en temps avec une petite pelle, on obtient ainsi une combustion très-lente (tout à fait analogue à celle qui est produite dans la chaufferette de nos pays tempérés); l’air ambiant, quelque peu vicié cependant par les gaz de la combustion et par l’absence de ventilation, est seulement attiédi, c’est tout ce que l’on demande à l’appareil. Le brasero le plus simple est porté sur un cercle en bois; celui plus luxueux, en cuivre ou laiton repoussé, repose sur une couronne en même métal et est surmonté en outre d’un couvercle, l’un et l’autre sont ajourés; des spécimens de ces derniers formaient tout le bilan de l’Espagne à l’Exposition, en fait d’appareils de chauffage.  – 1867 Etude sur l’exposition universelle, Gazette des architectes et du bâtiment

Au moyen âge, nous voyons encore employer partout le brazero espagnol qu'on perfectionne en en faisant un foyer portatif appelé « chauffe-doux », qu'on remplissait de braise et de cendre chaude et qu'on faisait rouler, disposition qui avait sur l'hypocauste des anciens ce double avantage: elle chauffait les appartements et permettait d'utiliser le foyer pour les usages domestiques.  – 1873 Traité du Chauffage, Joly

Le brasero, usité depuis un temps immémorial sous différents noms chez les Chinois, les Persans, les Grecs, et encore aujourd'hui chez tous les peuples du midi.  – 1873 Traité du Chauffage, Joly

Armoire chauffe-linge à brasero.  – 1875 Piet

En Espagne et en Italie, les braseros étaient aussi en usage; ils le sont encore aujourd'hui; ils varient de forme et sont généralement en cuivre ou en bronze: celui que représente notre gravure est du dix-septième siècle. La longue tige élancée et façonnée en spirale qui supporte le plateau et la cuvette en forme de coupe aplatie, les justes proportions de l'ensemble, font de lui un meuble très-élégant.  – 1877 anciens modes de chauffage

Brasero fumivore sans tuyaux.  – 1879 Guyot Mousseron

Brasero.  – 1893 Piedselle

Les sacristies des églises possédaient toutes des braseros pour fournir de la braise allumée aux thuriféraires. Ces braseros ou réchauds n’étaient souvent qu’un simple bassin muni de deux poignées garnies de bois et posé sur un trépied. On en trouve encore un dans la sacristie de l’église de Beauvais; il est carré et porté sur quatre pieds à roulettes; il est, en outre, surmonté d’un petit toit destiné à condenser la vapeur dégagée par la braise. La hauteur des pieds, qui n’est que de 40 centimètres, indique qu'il n’était pas fait pour se chauffer les mains, mais pour mettre la braise au niveau tic la capsule de l’encensoir. Ce réchaud, très finement forgé, date du quinzième siècle il en existe une reproduction très fidèle dans le Bulletin du Comité des Arts de France, années 1853-1854.  – 1900 Musée rétrospectif du chauffage

Chauffe-doux: caisse pleine de braise et de cendre chaude que l'on faisait circuler au moyen âge pour le chauffage des maisons et des églises.  – 1925 Larousse

Le brasero était presque toujours monté sur quatre pieds à roulettes. On remplissait le récipient de braise, en dehors de l’appartement, et, lorsque celle-ci était incandescente et avait ainsi perdu la plus grande partie de ses gaz dangereux, on roulait le réchaud au milieu de la pièce que l’on voulait chauffer.  – 1900 Musée rétrospectif du chauffage

Brasero tout en fer, cerclé, avec poignées.  – 1910 Au Châtelet

Brasero.  – 1931 Godin

Brasero de terrasse avec aspirateur, bronzé argent.  – 1936 Au Chatelet Allez Frères

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Brasero « Braciere » italien du 17eme siècle (1877 anciens modes de chauffage)

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Brasero (1910 Allez Frères)

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Brasero (1931 Godin)

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Brasero de terrasse (1936 Au Chatelet Allez Frères)