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Brai

Voir aussi : Boulets

Bien que n’étant pas un combustible utilisable directement, le brai, résidu de la distillation des goudrons, et ne produisant pas de fumée lors de sa combustion fut utilisé de ce fait comme liant pour la fabrication des boulets et briquettes de charbon.

[les boulets] sont composés d'un mélange de poussier de charbon et de brai sec qui sert de ciment. (On appelle brai le résidu de la distillation du goudron).  – 1873 France industrielle, houille

On désigne sous ce nom le résidu de la distillation incomplète du goudron, après qu'on a éliminé les portions les plus volatiles. On distingue le brai gras et le brai sec. Le premier s'obtient en arrêtant la distillation à 200°, aux huiles d'anthracène; pour obtenir le second, on laisse passer une partie de ces huiles, environ 5 p. 100, jusqu'à 220° environ. Le brai gras est solide à la température ordinaire, mais se ramollit complètement vers 50°. Il produit une bonne agglomération, dans la proportion de 7 à 8 p. 100, mais donne encore beaucoup de fumée. Le brai sec au contraire, tout en présentant tous les avantages du brai gras, ne donne sensiblement pas de fumée; aussi est-il de plus en plus employé. Il se ramollit à 70° et fond vers 100°.  – 1912 Damour, Carnot, Rengade, énergie calorifique

Quelquefois on pousse la distillation des résidus goudronneux jusqu’à sec. Ainsi on obtient du brai. C’est un résidu de distillation poussée plus avant que la précédente. Il est solide à la température de 15°C. Le brai suivant la température à laquelle on arrête l’opération, peut être mou ou dur. Il sert à l’entretien des routes.  – 1922 Le pétrole, Deutsch de la Meurthe