Visitez notre WebApp cliquer ici

Boulets

Voir aussi : Briquettes , Agglomérés , Charbon de Paris

Aussi : Pelotes , Pains , Charbon de terre apprêté , Carboléine , Charbon nouveau , Briquettes Grandjean , Briquettes Cohen

Sur les conseils du docteur liégeois Jean François Morand, fut créée le 13 décembre 1769 à Paris, une entreprise qui projetait de réaliser des pelotes de charbon de terre mélangées à de l’argile (dites charbon de terre apprêté), afin d’alimenter les cheminées et foyers de la capitale. Cette préparation, déjà connue dans la région liégeoise et dans le Borinage, permettait l’utilisation de poussier de charbon et limitait les désagréments de la fumée fuligineuse de certains charbons. Pour des raisons commerciales et techniques, cette entreprise périclita en deux ans. En 1832, Auguste Ferrand et Emile Marais inventèrent le mélange pressé de menu de charbon et de 2 à 5% de bitume pour en faire des briquettes imitant le charbon Perrat (dit aussi gros charbon). Des briquettes et boulets à base de charbon de terre ou de charbon de bois furent formés avec de très nombreux liants et certaines, utilisées dans les chaufferettes de voitures et de wagons de chemin de fer comportaient aussi du nitrate de potassium favorisant la combustion. Au 20<ème> siècle l’industrie charbonnière développa la fabrication des boulets, poussier de charbon agglomérés avec du brai (voir ce mot).

Menu charbon dont on a entièrement trié les gros morceaux, et auquel on a ajouté de l’argile dans une proportion relative à la qualité du charbon, et qui est pour l’ordinaire d’un huitième ou d’un dixième sur une charrée; les boteresses sont occupées les unes à piétiner ce mélange, les autres avec des pelles rejettent en tas ce qui s’en est écarté par la manœuvre des boteresses qui ont piétiné dessus; une autre y jette de l’eau de temps en temps.  – Apprêt du charbon de terre à la manière des Liégeois J.F Morand 1780

Fabrique de bûches et briquettes économiques.  – 1795

Pour faire des boules ou briquettes on mêle de la houille menue avec de la terre argileuse dans la proportion de 15 kilogrammes d’argile pour 80 kilogrammes de houille; on y ajoute 20 kilogrammes d’eau, et on opère le mélange avec les pieds et les mains; On en forme ensuite des boules de 4 à 6 pouces de diamètre; un enfant peut en faire par jour deux cent cinquante, qui suffisent pour alimenter pendant huit à dix jours une grille des dimensions ci-dessus indiquées.  – 1812 Notice sur le chauffage avec la houille

Comment se fait-il qu'en Angleterre on ne tire aucun parti de la houille menue, qu'on ne prend pas même la peine de tirer des fosses où elle reste en remblai? Nous nous étonnions qu'en Belgique même on en fit si peu de cas, bien qu'à Mons, à Namur et à Liège on ait trouvé depuis longtemps l'excellent moyen de la pétrir avec de l'argile, et d'en faire de petits pains qui font un admirable chauffage d'appartement, moyen qu'on ignore à Bruxelles.  – Rapport sur l’exposition de 1839 Jobard

Voici ce procédé que j'ai vu employer pour faire des petits pains qu'on nomme vulgairement boulets. On prend quatre paniers de houille menue qu'on arrange à terre en couronne; on verse au milieu un panier d'argile qu'on délaie avec de l'eau; puis on y mêle petit à petit le menu, de la même manière qu'un maçon fait son mortier; après qu'il est bien mélangé avec l'argile, on le pétrit avec des sabots jusqu'à ce que la pâte soit bien grasse. Ensuite on en fait avec les mains des boulets de la grosseur d'un petit pain; il n'est pas nécessaire de les faire sécher: il suffit de les arranger en tas, soit à la cave, soit au grenier, en semant entre chaque lit un peu de sciure de bois ou du poussier de charbon sec.
J'ai acheté, il y a six mois, un chariot de houille dont le menu était si mauvais, qu'il m'était impossible d'en faire aucun usage; après avoir lu, dans un de vos rapports, la « Grande découverte », l'idée me vint d'en faire faire des boulets: j'ai pris des ouvriers qui s'en sont très-bien acquittés; maintenant mon menu est confectionné en petits pains et, d'après mon calcul, mon bénéfice est de 50%.
Mes petits pains brûlent comme la première qualité de houille, et on peut aussi bien s'en servir dans la cuisine que dans les appartements. Dans les fermes où l'on consomme une grande quantité de ces boulets, on fait pétrir le menu par les chevaux après l'avoir mélangé avec l'argile. On fait aussi des boulets moitié menu moitié cendre, et un quart d'argile. Ces boulets servent à faire cuire le manger des bestiaux.  – Courrier extrait de « Rapport sur l’exposition de 1839, Jobard

Nous avons essayé de chauffer ces appareils avec les charbons agglomérés désignés dans le commerce sous les noms de charbon nouveau et de charbon de Paris Le charbon nouveau est fabriqué en cylindres de 0.035 à 0.038m de diamètre et de 0,110m de longueur, pesant environ 0.100 kg Le charbon de Paris est vendu en cylindres de mêmes dimensions et de même poids que le charbon nouveau Pendant le cours de nos essais M.M. Grandjean et Cohen nous présentèrent successivement deux combustibles agglomérées en briquettes rectangulaires. Le charbon de bois formait le principal élément de ces charbons, de qualités à peu près identiques.  – 1876 Chauffage des voitures de chemin de fer

On emploie plus rarement pour le chauffage des édifices, la tourbe, le charbon de tourbe, les briquettes et le charbon de Paris  – 1898 Aucamus Chauffage

Briquettes perforées pour foyers domestiques.  – 1897 Allainguillaume

L’embarquement du charbon, selon une coutume introduite dans nos escadres depuis quelques années, devient une sorte de fête, à laquelle président les officiers, qui, bien souvent d’ailleurs, mettent la main à la pâte et font passer dans les chaînes les noires briquettes.  – 1911 L’Illustration 3577

Fabrication des agglomérés. L’agglomération de la houille s’obtient au moyen d'un ciment agglomérant convenable, goudron ou brai, et d'une compression énergique à l'aide d'une presse spéciale donnant à la matière la forme de briquettes ou de boulets ovoïdes. C'est en France que ce procédé fut inauguré au milieu du siècle dernier. La première usine fut installée à Bérard, près Saint-Etienne, par MM. Ferrand et Marsais. Cette industrie est devenue par la suite extrêmement prospère, surtout en France, en Belgique et dans le bassin de Westphalie où les charbons sont assez friables et occasionnent beaucoup de déchets inutilisables dans d'autres conditions. On emploie aussi comme agglomérant la terre glaise, principalement pour les boulets destinés au chauffage domestique. On a essayé également d'utiliser l'amidon ou les farines avariées, le silicate de soude, la mélasse, le ciment magnésien (magnésie et chlorure de magnésium), le mazout ou résidu de distillation des pétroles; ce dernier paraît devoir donner de bons résultats. On a aussi tenté de réaliser l'agglomération sans l'aide de substance étrangère, au moyen d'une pression suffisante, comme pour les lignites, mais sans obtenir de résultats satisfaisants.  – 1912 Energie Calorifique Damour Carnot Rengade

Le brai est employé à la fabrication du bitume artificiel et des agglomérés: briquettes, charbon de Paris, boulets, etc. Ces agglomérés, d’un usage courant aujourd’hui dans les chaudières, fourneaux de cuisine, grands et petits calorifères, grilles de cheminées, constituent un combustible riche, d’un pouvoir calorifique plus riche que celui des résidus de houille qui le composent par suite de l’apport des calories contenues dans le goudron employé à leur fabrication.  – 1912 Chauffage à l’acétylène

On mouille le menu pour le brûler; souvent on le mélange de terre glaise et on le façonne en briquettes ou boulets qu'on sèche au soleil. Les briquettes de menu maigre brûlent incomplètement et une partie du combustible est rejeté avec les cendres.  – 1913 Livre de la femme de ménage

Les boulets eux-mêmes, le combustible bon marché par excellence constituent l’aliment idéal des appareils.  – 1932 Cresu Faure

Le charbon aggloméré ou briquettes fabriqué par le mélange de goudron au poussier de charbon est très répandu en France et dans divers autres pays.
On choisit également, pour faire ces agglomérés, des charbons semi-anthraciteux, comme ceux du pays de Galles ou du nord de la France C’est pour ces raisons que les briquettes et en particulier les briquettes dites Marines et surtout les briquettes Torpilleurs sont spécifiées communément comme base pour la détermination du rendement des chaudières lorsqu’il ne s’agit pas de l'emploi particulier d’un combustible spécial.  – 1929 Babcock La vapeur

Briquettes pour chaufferettes, marques La Nivernaise, la Populaire, la Gauloise, la Victorieuse.  – 1942 Annuaire de la quincaillerie

On fabrique les boulets en agglomérant des charbons fins.  – 1952 Charbonnages de France

alt-a-titre

Apprêt du charbon de terre à la manière des Liégeois (J.F Morand 1780)

alt-a-titre

Fabrique de bûches et briquettes économiques(1823)

alt-a-titre

Différents types de charbons et agglomérés (1897 Allainguillaume)

alt-a-titre

Chargement des briquettes de charbon à bord du cuirassé Saint Louis (1911 L’Illustration N3577)

alt-a-titre

Briquettes pour chaufferettes (1942 Annuaire de la quincaillerie)

alt-a-titre

Différents types de boulets ( 1962 Arts ménagers)