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Air inflammable

Nommé air inflammable, L’hydrogène fut d’abord produit par l’action d’un acide fort sur la limaille de fer. Il fut utilisé dans des appareils de laboratoire, lampes et réchauds dès 1777. Mis à part ces quelques essais de laboratoire, il n’y eut pas de suite avec des appareils domestiques.

Réchaud à air inflammable de M. Neret.  – 1777 Réchaud Neret

De toutes les différentes espèces d'air que l'usage a communément nommé air fixe, et que l’on pourrait plutôt nommer air développé, celui qui porte le nom d'air inflammable, a le plus piqué la curiosité par rapport au spectacle frappant qu'offrent les expériences que l'on en fait. Cet air est devenu non seulement l'objet des recherches du monde savant, mais en même temps celui de l’amusement des personnes les moins versées en matière de physique et ce qui plus est, on en a fait un article économique.
Pour obtenir de l'air inflammable, on renferme dans un flacon de verre, ou dans un matras à long goulot deux à trois gros de limaille de fer bien pure, et qui ne soit point rouillée: on verse dessus de l'acide vitriolique un peu affaibli d'eau Aussitôt commence une effervescence, par laquelle est chassé l'air atmosphérique, dont le vase est rempli. Après un court intervalle on le ferme exactement avec un bouchon de liège enduit de cire et traversé par un tube communiquant ou siphon renversé, que l'on dispose de façon, que son orifice ou se trouve de quelques lignes sous l'eau d'une cuve, et entre dans le goulot d'un vase destiné à recueillir cet air et rempli d'eau. Tandis que l'air inflammable s'élève dans ce vase à travers la masse d'eau, on aura soin de tenir prêt et plein d'eau un second et un troisième vase etc., tant que l'effervescence continue, pour les substituer au premier.  – 1780, Description et usage de quelques lampes à air inflammable, par F.L. Ehrmann, licencié ès lois et démonstrateur de physique expérimentale à Strasbourg

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Réchaud à air inflammable (1780 Ehrmann)