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Acétate de soude

Voir aussi : Chaufferette

Le 12 Septembre 1878, l’ingénieur civil A. Ancelin déposa un brevet pour des chaufferettes à acétate de soude cristallisé destiné aux voitures de chemins de fer. Ces chaufferettes accumulent plus de 4 fois plus de chaleur que les chaufferettes à eau chaude. Des précautions techniques sont alors prises pour éviter le phénomène de surfusion qui empêchait l’acétate de soude de se cristalliser et de dégager ses calories lorsque la solution se refroidissait en dessous de 54°C. Le succès fut immédiat et des milliers de ces chaufferettes furent mises en service sur les lignes ferroviaires. Cette particularité de l’acétate de soude continuera à recevoir des applications dans les chaufferettes jusqu’à nos jours. Mais le phénomène de surfusion sera au contraire utilisé dans les chaufferettes chimiques actuelles, grâce à un système ingénieux permettant de déclencher la cristallisation et donc le dégagement de chaleur par une simple torsion de la pochette souple, alors que celle-ci est à la température ambiante.

Le système de ces chaufferettes est fondé sur une application entièrement nouvelle du principe physique connu de l'absorption de la chaleur à l’état latent par les corps solides liquéfiés par la chaleur. Celle chaleur, qui n’augmente pas la température du corps, se dégage quand le corps reprend l'état solide; c’est l’effet inverse de celui qui a lieu dans la production du froid par les mélanges réfrigérants; dans ce dernier cas, la dissolution ou liquéfaction des corps mis en présence absorbe de la chaleur; dans le phénomène utilisé, c’est la cristallisation ou solidification qui met en liberté la chaleur primitivement absorbée par la liquéfaction. Le corps employé est l'acétate de soude, dans lequel on peut emmagasiner environ quatre fois autant de chaleur utile que dans un même volume d’eau. Grâce à la matière employée, qui est par elle-même inoffensive et inexplosible, ce système ne présente aucun inconvénient au point de vue de la sécurité et de l’hygiène. Il évite les exhalaisons pernicieuses des chaufferettes à charbon ou à briquettes, et les fuites si désagréables des bouillottes à eau chaude.
Le fonctionnement de ces chaufferettes est des plus simples: les appareils consistent en récipients entièrement fermés dont on ne renouvelle jamais le contenu. Pour les réchauffer, il suffît de les plonger dans l’eau bouillante où on les maintient plus ou moins longtemps, suivant les dimensions.  – 1886 Franco américaine de chauffage

Ce système, imaginé par M. Ancelin, et employé par la Compagnie de l'Ouest, est basé sur la propriété qu'offre l'acétate de soude de fondre au-dessus de 59°, et de dégager en se cristallisant au-dessous de cette température sa chaleur latente, de manière à conserver pendant plusieurs heures une température voisine de 53°. Pour se refroidir de 80° à 50°, l'acétate de soude émet environ quatre fois plus de chaleur que l'eau. Les inconvénients que présente ce système de chauffage sont les suivants. Il faut environ une heure et demie pour porter la température d'une chaufferette à 80°, ce qui peut être une grande source de gêne dans les services. La dilatation qu'éprouve la matière en se refroidissant, occasionne de graves détériorations dans les chaufferettes. Enfin, cette substance présente le phénomène qu'on a appelé surfusion, c'est-à-dire qu'elle a cette propriété de rester liquide au-dessous de son point normal de solidification. Il en résulte alors que, pendant cette période, l'appareil ne remplit nullement le service auquel il est destiné.  – 1884 Roret chauffage

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Chaufferettes à acétate de soude (1886 Franco-américaine de chauffage)